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La jeunesse israélienne engagée dans le mouvement #FridayforFuture, la chronique de Jean-François Strouf

Bonheur Skolstrejk för Klimatet se dira aussi désormais Chvitat Bet haSefer lemaan ha Sviva Une grève de l’école pour le climat. Les collégiens et lycéens israéliens se mobilisent à travers le pays  pour sensibiliser la population à la question du dérèglement climatique. C’est le quotidien Haaretz qui l’affirme : ils viennent de la périphérie et des centres villes, ce sont des garçons et des filles de tous les systèmes scolaires israéliens, celui qu’on appelle le secteur « gouvernemental » (laïc) et le secteur « gouvernemental religieux » et changent chaque semaine d’école pour sensibiliser tous leurs camarades à ce combat pour l’avenir de la planète et pour le climat.

Je pense que fondamentalement l’essence même du mouvement est de même nature que dans d’autres pays avec quand même quelques spécificités. Depuis très longtemps la jeunesse israélienne est proportionnellement très nombreuse à manger végétarien, végétalien et même vegan (je rappelle les différences : le végétarien s’interdit de manger de la viande, mais peut consommer laitage, œufs et poissons, le végétalien ne consomme que des végétaux et le vegan au-delà de la nourriture refuse de se servir de produits et de vêtement à base d’animaux comme le cuir. Petit clin d’œil de Tishri : à Kippour nous sommes tous un peu végan. La conscience des catégories d’aliments carnés, lactés et parveh est favorisée par leur séparation dans la Kashrouth.  On sait l’importance des conséquences de l’élevage des bovins dans le dérèglement climatique.

La société israélienne et notamment sa jeunesse a l’habitude d’adopter très fortement les tendances du moment, parfois avec plus d’ampleur qu’ailleurs . Après la marée noire qui a touché Israël il y a quelques mois on a vu la jeunesse se mobiliser pour le ramassage des déchets et le nettoyage des traces d’hydrocarbures : le mouvement est en marche !

Greta Thunberg n’a jamais accepté les appels à la mise à l’écart d’Israël et de sa jeunesse. Elle l’a dit avec beaucoup de force lors du dernier embrasement entre Israël et Gaza. Quand on regarde la carte planétaire de Friday for future on voit que le territoire israélien est l’une des très rares taches vertes de la région. Le mouvement international s’est réjoui de voir Israël ajouter un peu de vert sur cette carte.

Jean-François Strouf