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Franz-Olivier Giesbert sur Radio J: « C’est une décision folle »

L’éditorialiste au Point, Franz-Olivier Giesbert, était l’invité de Shlomo Malka, dans Le quatre-quarts politique, sur Radio J. A quelques heures de la manifestation prévue à 14h, ce dimanche 25 avril, il revient sur l’émoi qu’a suscité le verdict de la Cour de cassation dans l’affaire Sarah Halimi. 

Pour lui, il est difficile de s’abstenir de tout commentaire dans cette situation, puisqu’il s’agit, selon lui, d’une décision de justice dénuée de bon sens: « C’est une décision folle ! » Folle, parce qu’il s’agit d’une décision analogue à celle qui aurait pu être prise pendant l’Occupation, où les magistrats ne se manifestaient qu’à de rares occasions. Il faudrait, selon lui, rejuger tous les gens condamnés dans le passé si désormais on peut consommer des drogues et être reconnu irresponsable pénalement. Prendre des drogues et être en proie à une bouffée délirante, devient « une sorte de permis de tuer à partir du moment où vous n’êtes pas dans votre état normal ». 

Ce n’est pas une nouvelle loi qui serait nécessaire en réponse à l’absurdité de la façon dont l’affaire a été traitée, comme l’a proposé Emmanuel Macron, « mais ce sont certains magistrats qu’il faut changer ». Franz-Olivier Giesbert reproche au juge de ne pas avoir fait son travail correctement, en refusant la reconstitution des faits. Il évoque la première expertise psychiatrique, qui avait déclaré que le discernement de Kobili Traoré était altéré, et non pas aboli, comme le prétendent les deux autres experts. Une altération qui aurait rendu un procès possible. « Comment peut-on avoir perdu le discernement si on est capable de réciter des versets du Coran, et dire Allah Akbar en plein acharnement ? » Selon lui, cette affaire ne tient en rien debout: « Il y a là dedans quelque chose de sidérant, de complètement dingue. Mais dans quel pays vit-on?« 

Lucie Claudon