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Nucléaire iranien: Des discussions « fructueuses » entre l’AIEA et Téhéran

C’est demain, mardi 23 février, que la loi limitant les inspections des activités nucléaires entrera en vigueur en Iran suite au maintien des sanctions américaines imposées en 2018 par l’administration Trump après son retrait unilatéral de l’accord de Vienne.

Les deux parties sont satisfaites. Le directeur général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, Rafael Grossi, qui s’est rendu à Téhéran ce week-end, a évoqué, à son retour à Vienne, des « consultations intenses » et une « solution temporaire » avec la République islamique.
De son côté, Téhéran, par la voix du porte-parole des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, affirme que les discussions avec le chef de l’AIEA ont produit « ont abouti à un résultat diplomatique très significatif ».
Alors qu’à partir du mardi 23 février, certaines inspections de l’AIEA sur des installations non nucléaires, y compris des sites militaires suspects, vont être restreintes, Rafael Grossi a reconnu toutefois que « l’accès sera réduit, ne nous voilons pas la face » tout en ajoutant « nous serons en mesure de maintenir le degré nécessaire de surveillance et de vérification ».

L’AIEA a trouvé des particules d’uranium sur deux sites dont l’accès avait été interdit par l’Iran

En fin de semaine dernière, un rapport dévoilé par Reuters révélait que des traces d’uranium non enrichi avaient été découvertes sur des sites auxquels les inspecteurs de l’AIEA n’ont pas eu accès pendant sept mois, les autorités iraniennes les empêchant de réaliser cette inspection. Les responsables iraniens n’ont pas réussi à expliquer la présence de cet uranium qui pourrait indiquer l’hébergement d’activités nucléaires clandestines ou d’autres matériaux cachés sur les sites. Un haut responsable iranien a déclaré à Reuters : « Nous n’avons rien à cacher. C’est pourquoi nous avons autorisé les inspecteurs à visiter ces sites ». L’ambassadeur iranien auprès de l’AIEA, et l’agence, ont tous deux refusé de commenter.

Les États-Unis discutent avec l’Iran pour libérer des prisonniers américains

C’est dans ce contexte que le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a annoncé que l’un des dossiers prioritaires de Joe Biden est la détention d’Américains en Iran, présenté comme une « catastrophe humanitaire ». Ces dernières années, la République Islamique a arrêté des dizaines de personnes détenant la double nationalité. Parmi eux figurent des Américains, accusés d’espionnage.
Selon des médias iraniens, l’ambassade de Suisse, qui représente les intérêts américains à Téhéran, sert de médiateur dans ces négociations entre la République islamique et Washington.

Christophe Dard