L'essayiste d'extrême droite avait été interpellé mardi (Crédit: DR)

Alain Soral mis en examen pour « injure » et « provocation » publiques

L’essayiste d’extrême droite, Alain Soral, a été mis en examen jeudi soir en raison de propos tenus sur son internet Egalité et réconciliation. Alain Bonnet de son vrai nom avait été interpellé et placé en garde à vue mardi après-midi. Il a été déféré jeudi au tribunal judiciaire de Paris et présenté devant un juge d’instruction. Le magistrat l’a mis en examen pour « provocation publique non suivie d’effet », « injure publique à raison de l’origine ou de l’appartenance ou de la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » et « provocation publique à la haine ou à la violence, à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de l’origine ou de l’appartenance ou de la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée », dans le cadre d’une information judiciaire ouverte.

Au vue des risques de fuite, son placement en détention avait été requis par le parquet dans l’attente de son procès, mais le juge des liberté et de la détention a libéré Alain Soral jeudi soir. Maître Muriel Ouaknine-Melki, présidente de l’Organisation Juive Européenne (OJE), invité de Radio J ce vendredi matin, a déclaré que la décision prise de la libération d’Alain Soral jeudi soir manquait pour le moins de clarté au regard des faits et a réaffirmé la nécessité à tout prix de mettre « un terme à cet antisémitisme qui nous pollue encore en 2020. Maître Ouaknine Melki a aussi rappelé que l’OJE avait déposé une plainte contre Alain Soral  le 17 avril dernier pour une vidéo à caractère antisémite diffusé sur son site.

Gabriel Attal