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Israël et le Liban seraient proches d'un accord sur les frontières maritimes en dépit de l'hostilité du Hezbollah

Israël.

Israël et le Liban seraient proches d'un accord sur les frontières maritimes en dépit de l'hostilité du Hezbollah
(Crédit : Energean)

Tsahal en état d'alerte

Le Hezbollah va tenter de saboter les négociations sur les champs gaziers contestés, alors qu'un responsable libanais a déclaré mercredi 24 août à la presse libanaise qu'un accord était « très proche » Le Liban et Israël seraient sur le point de conclure les négociations visant à délimiter les zones maritimes exclusives entre les 2 pays. Le médiateur américain Amos Hochstein pourrait d’ailleurs envoyer une réponse positive de la part des autorités israéliennes aux propositions libanaises dans les prochains jours. Un accord pourrait être ainsi conclu avant la fin du mois de septembre, alors que des rumeurs font état d’une possible opération du Hezbollah afin de « conforter officiellement la position libanaise », indique de son côté le quotidien Al Akhbar. Cependant, selon la presse arabe, le Hezbollah ne serait pas seule à entretenir une atmosphère « belliqueuse ». Côté Israélien, la ministre de l’Énergie, Karin Elharar, a également menacé de reprendre unilatéralement l’exploitation du champ pétrolier de Karish en dépit des avertissements du Hezbollah. Mais Israël ne souhaite pas de confrontation militaire à ce stade, a déclaré la ministre.Toujours est-il que les forces de sécurité israéliennes sont en état d’alerte près de la frontière nord, craignant que le groupe terroriste libanais du Hezbollah ne tente de perpétrer une attaque afin de saboter ces pourparlers entre Israël et le Liban

Des négociations en progrès depuis un an

Israël et le Liban sont engagés depuis plus d’un an dans de rares négociations, sous l’égide des États-Unis, visant à résoudre un différend concernant les droits sur des gisements offshore censés receler de grandes quantités de gaz naturel. Les deux pays revendiquent une zone de 860 km2 située dans la mer Méditerranée. Le Liban affirme également que le champ gazier de Karish se trouve en territoire contesté dans le cadre des négociations en cours sur ses frontières maritimes, tandis qu’Israël affirme que la réserve de gaz se trouve dans ses eaux économiques telles qu’elles sont reconnues à l’international.

A l’origine de la question : le Liban, Chypre et Israël

Pour rappel, à l’origine de ce problème, les négociations entre le Liban et Chypre en 2011. Car la ligne Hoff du nom du médiateur américain s’était déjà saisi du dossier en 2011 et proposé un accord que Beyrouth avait déjà rejeté. Il accordait 560 kilomètres carrés au Liban et le solde à Jérusalem. En 2019, alors que des négociations semblaient pouvoir être relancées entre le Liban et Israël, elles s’étaient brusquement interrompues pour des raisons jusqu’à présent inconnues. La tension entre les deux pays était également montée d’un cran avec la découverte de tunnels traversant la ligne bleue, ligne de démarcation entre les 2 pays. Au cours du troisième round de négociations qui s’est déroulé le 28 octobre, le Liban avait durci sa position et informait la délégation israélienne au sujet de ses nouvelles revendications, élargissant la zone maritime exclusive à 1 430 kilomètres carrés supplémentaires au détriment d’Israël, en prolongeant d’une ligne droite la frontière terrestre. Cette zone comprendrait plusieurs champs gaziers déjà découverts et attribués par Israël à une compagnie d’exploitation grecque. Ces demandes libanaises devraient ainsi geler l’exploitation de ces champs jusqu’à conclusion d’un accord. La politique du Liban est de ne faire aucune concession sur ses zones maritimes alors qu’Israël en revendiquait préalablement une partie, notent certaines sources arabes, qui s’attendent cependant à ce qu’un accord puisse être conclu avant la fin de l’année. Beyrouth revendique toute la zone originelle au Liban. On évoque depuis trois ans de nouveaux gisements de gaz. Manne que se disputerait encore les deux pays mais selon nos informations, il s’agirait pour l’heure que d’un «trésor théorique ».

Le Hezbollah reste et demeure une menace sérieuse pour Israël sur la question gazière

C’est dans ce contexte d’avancées diplomatiques que le mouvement terroriste Hezbollah, un groupe chiite basé au Liban et soutenu par l’Iran, entend s’opposer à toute concession dans les pourparlers avec Israël. Son chef, Hassan Nasrallah, n’a cessé de menacer de viser les installations offshore israéliennes. En juillet, Tsahal déclarait avoir abattu trois drones du Hezbollah lancés vers une plate-forme gazière exploitée par Jérusalem. Les Israéliens sont persuadés que Nasrallah cherche la provocation avant la signature éventuelle d’un accord selon la Douzième chaîne israélienne et Tsahal est plus que jamais en état d’alerte. Michel Zerbib
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