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Israël et la guerre de communication, la chronique d'Arié Bensemhoun

Israël.

Israël et la guerre de communication, la chronique d'Arié Bensemhoun
(Crédit : DR)

Faire, ces derniers jours, une revue de presse sur Israël, est une gageure, pour ne pas dire un supplice. Pas un article, pas un, qui ne condamne l’action des policiers israéliens lors des funérailles de la journaliste palestino-américaine Shireen Abu Akleh. Quasi immédiatement, les chancelleries, saisies par l’émotion, ont condamné sans chercher à contextualiser, ce qui à leurs yeux n’était qu’une violence insupportable lors de ces obsèques.

Il est vrai que les images qui ont tourné sur les réseaux sociaux, sorties de tout contexte, laissent peu de place à l’équivoque. Pour autant, face à la profusion de haine anti-israélienne qui nourrit les commentaires, ce tragique épisode nous invite à tirer plusieurs leçons, car les images, aussi difficiles soient elles, ne doivent pas nous priver d’une analyse froide d’une réalité qui est plus complexe, comme bien souvent dans l’histoire de ce conflit. 

Daniel Haïk, dans un article publié sur le site d’I24 News dimanche 15 mai, relate les faits : 

En aucun cas, souligne le journaliste, la police n’aurait pu éviter des débordements quelle que soit l’option choisie et elle aurait été de tout façon fustigée : soit elle laissait faire les émeutiers au risque de très graves débordements, soit elle veillait à ce que l’accord passé avec la famille soit respecté, et s’assurait que les funérailles ne virent pas à l’émeute sanglante. « La police a choisi la seconde option et c’est ainsi que dès la sortie de la dépouille, des Palestiniens ont lancé des pierres et des bouteilles sur les forces de police qui se sont senties menacées », rapporte Daniel Haïk. 

Cet épisode est un nouveau prétexte pour diaboliser et délégitimer Israël. Le traitement de la mort de la journaliste d’Al-Jazeera, est symptomatique d’un parti pris médiatique et d’un biais anti-israélien malheureusement systématique dans bon nombre d’organes de presse français et étrangers. Pas ou peu de compassion pour les civils israéliens tués dans des attentats terroristes, alors qu’un mort palestinien dans des circonstances troubles de surcroit, peut déclencher une vague de haine antisémite et antisioniste incontrôlable, dans le monde entier.

Bien que personne ne sache, pour l’heure - et probablement que nous ne le saurons jamais -, si Shireen Abu Akleh a succombé à un tir israélien ou palestinien, le doute n’était pas permis pour bon nombre de commentateurs, et ce bien avant le triste épisode des funérailles. Pourtant, ces mêmes « snipers » du tweet ne devraient-ils pas s’interroger sur le contexte ? Se demander aussi pourquoi les Palestiniens refusent l’autopsie du corps et l’analyse balistique qui ôterait tout doute ? Pourquoi ce déni des faits ? Pourquoi ce parti pris permanent ?

La réponse tient en un mot : l’Antisionisme, qui est le nouveau visage de l’Antisémitisme.

Journalistes ou militants, information ou propagande, la frontière est brouillée. Il est temps pour Israël, pour sa survie et sa dignité, d’opposer à ses détracteurs la force irréfutable des faits, seul gage de justice, pour faire éclater la vérité. D’autant, que l’imposture du narratif palestinien est aujourd’hui largement approuvé par de nombreux journalistes et universitaires pour qui, Israël est l’agresseur coupable et illégitime tandis que les Palestiniens sont les victimes, agressés et persécutés. Les nouveaux damnés de la terre en sorte !

Nous savons hélas, que plus ces mensonges seront cautionnés par les démocrates réputées raisonnables, plus les chances de paix s’éloigneront. Car pour parvenir à la paix, ce n’est pas de récits imaginaires dont nous avons besoin, mais de solutions qui rendent justice à la vérité historique, à la réalité politique et à la dignité des parties en présence, des juifs et des arabes, des Israéliens et des Palestiniens.

Comment 74 ans après, est-il encore possible que la légitimité d’Israël soit remise en cause et que nous soyons en permanence obligés de justifier le droit d’Israël à exister et à se défendre ? 

Et sur le mensonge de la nakba, il faut être clair. Derrière cette expression qui est supposée faire référence à l’exode des populations arabes de la Palestine mandataire, lors de la guerre de 1948 déclenchée par les arabes, se cache un projet génocidaire contre les Juifs dans le jeune État d’Israël, 3 ans seulement après la Shoa.

En commémorant la « nakba », les Palestiniens ne pleurent pas la perte d’un pays qui n’a jamais existé, mais l’échec des armées arabes à anéantir Israël et à jeter les juifs à la mer.

Tout cela doit cesser et c’est la responsabilité de la communauté internationale de faire en sorte que s’arrêtent les calomnies et les mensonges sur l’occupation, la colonisation et l’apartheid. Les manipulations et les mises en scène morbides. Le terrorisme, l’incitation à la haine et la glorification des martyrs. Oui, il est temps que cela cesse… Car il n’y a pas d’autre chemin que la paix.

Arié Bensemhoun

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