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La police israélienne déclenche le niveau d'alerte maximal après l'attentat à Bnei Brak

Israël.

La police israélienne déclenche le niveau d'alerte maximal après l'attentat à Bnei Brak
(Crédit : police israélienne)

La police a déclenché le niveau d'alerte maximal, au plus haut depuis le conflit avec Gaza en mai dernier. Des arrestations ont eu lieu dans la localité où résidait le terroriste et ses environs. La maison de l’assaillant a été investie par les forces de sécurité.

Le Premier ministre Naftali Bennett réunit une nouvelle réunion du cabinet de sécurité ce mercredi matin. Le chef du gouvernement israélien a pris la parole mardi soir et a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Il a déclaré: "Israël fait face à une vague meurtrière de terrorisme arabe. Nous combattrons le terrorisme avec persévérance, obstination et une poigne de fer".

Des milliers de policiers supplémentaires seront déployés dans les rues d'Israël à partir de ce mercredi, notamment devant les lieux sensibles comme les écoles, à l'approche du Ramadan qui débute samedi. Le Shin Bet et la police ont arrêté cette nuit 12 suspects ayant des liens avec l’Etat Islamique, à Umm el Fahm, la ville natale des terroristes auteurs de l’attaque qui a tué deux officiers de 19 ans dimanche soir à Hadera.

C’est dans ce contexte que le président israélien Isaac Herzog rencontre ce mercredi le roi de Jordanie dans la capitale Amman pour justement discuter des moyens de réduire les tensions à l’approche du Ramadan et garantir la liberté de prier à Jérusalem et en Judée-Samarie. Un véhicule palestinien a été incendié et une maison vandalisée par des extrémistes israéliens.

La classe politique israélienne condamne la vague d'attentats

Au sein de la classe politique israélienne, les condamnations sont unanimes. Le chef de l'opposition, Benyamin Netanyahou, a déclaré: "C'est une soirée triste et très difficile. Nous devons agir rapidement pour restaurer la paix et la sécurité des citoyens". De son côté, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a condamné l’attentat. C’est la première fois depuis des années que Mahmoud Abbas condamne des attaques terroristes. "Tuer des civils israéliens et palestiniens ne fera qu'aggraver la situation - alors que tout le monde a intérêt à renforcer la prospérité", a déclaré le chef de l’Autorité palestinienne.

En France, le président Emmanuel Macron condamne sur Twitter les attentats. Il affirme que « Israël peut compter sur le soutien de la France et sur un engagement total dans la lutte contre le fléau terroriste ». Parmi les réactions politiques de soutiens à la France, celles aussi de deux autres candidats à la présidentielle, toujours sur Twitter. Valérie Pécresse écrit : « Mes pensées vont au peuple israélien endeuillé une troisième fois en une semaine par des attaques terroristes ». Anne Hidalgo exprime toute sa solidarité et son soutien. Eric Zemmour, qui ne cite pas Israël dans son tweet, se demande : « Combien de tragédies ? Combien de familles brisées ? Trop, c’est trop. Je terroriserai les terroristes. » Par la voix du chef de la diplomatie américaine Anthony Blinken, les Etats Unis condamnent l’attaque terroriste.

Les 5 victimes identifiées

Les cinq personnes assassinées ont été identifiées. La première est un policier, Amir Khoury, un Arabe israélien de 32 ans. Il faisait partie de l’unité des motards de la police et servait à Bnei Brak. Il a réussi à abattre l’un des terroristes mais a été mortellement blessé. Il laisse derrière lui ses parents et deux sœurs.

La deuxième victime identifiée est Yaakov Shalom, résident de Bnei Brak et père de 5 enfants. Il a été tué par le terroriste alors qu’il conduisait dans sa ville natale. Il était le fils du rabbin Meir Shalom, un éminent dirigeant de la communauté juive de Bnei Brak, décédé l'année dernière. Les funérailles de Yaakov Shalom auront lieu ce mercredi matin.

La troisième victime, le Rav Avishai Yehezkel, 29 ans, est également un autre résident de Bnei Brak. Enseignant dans une Yeshiva, il avait emmené son fils de 2 ans faire une promenade nocturne dans sa poussette lorsqu'il a été abattu, alors qu'il tentait de protéger son petit garçon de 2 ans. Il laisse également sa femme, enceinte de huit mois. Ses obsèques auront lieu ce mercredi matin à 9h30. Les deux autres victimes sont deux travailleurs ukrainiens Victor Sorokopot, 38 ans, et Dimitri Mitrik, 23 ans.

Christophe Dard

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