La Radio Juive

Pauline Adès-Mevel sur Radio J : « Les journalistes sont des cibles »

(Crédit : capture d'écran vidéo)

Pauline Adès-Mevel, porte-parole et rédactrice en chef de Reporters sans frontières était au micro d’Ilana Ferhadian ce mercredi matin à 8h35 sur Radio J pour un bilan de la situation des journalistes dans le monde et particulièrement en Ukraine. 

Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste français travaillant pour la chaîne BFM TV, a été tué, lundi 30 mai en Ukraine, alors qu’il accompagnait des civils à bord d’un bus humanitaire. Cette mort porte à huit le nombre de reporters tués depuis le début de l’invasion russe. « Il a été mortellement touché », a tweeté Emmanuel Macron ce lundi. Pour Pauline Adès-Mevel, « c’est un crime de guerre ». Depuis le début du conflit, Reporters sans frontières a fait état de plusieurs crimes envers des journalistes qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions. Un hommage lui a été rendu par Reporters sans frontières comme à tous les journalistes dans ce cas. Cinq plaintes ont été déposées par l’organisation de défense des journalistes pour ces actes de torture et d’enlèvement. 

Une guerre d’information

Des listes de journalistes qui « dérangent » ont été dressées par les occupants russes afin de les arrêter au plus vite. « Notre travail chez Reporters sans frontières, c’est de rentrer en contact avec ces journalistes pour qu’ils se protègent », explique Pauline Adès-Mevel, rappelant que l’organisation a essayé de leur apporter une aide logistique sans relâche, en fournissant du matériel de sécurité et des formations sur le terrain. Pendant des années, une propagande a été menée au profit de la Russie. « La loi du 4 mars punit tout journaliste étranger en Russie de 15 ans de prison, qui fait état de l’invasion ou de la guerre, et entre autres, de ce qui se passe sur le terrain. 15 ans de prison pour dire la vérité », s’est indignée Pauline Adès-Mevel. 

Arielle Wilhelm

LE 01-06-22 - 11:22