La Radio Juive

L’Université de Tel Aviv signale un antisémitisme mondial record lié au coronavirus et à la guerre à Gaza

(Crédit : poste de police d'Anchorage)

Une nouvelle étude de l’Université de Tel Aviv a révélé un nombre record de rapports d’actes antisémites dans le monde en 2021, en grande partie liés au conflit sanglant entre Israël et les groupes terroristes palestiniens dans la bande de Gaza en mai 2021 et à la pandémie de coronavirus.

Le rapport a révélé que le nombre d’attaques antisémites a presque doublé au Royaume-Uni, passant de 97 agressions en 2020 à 173 l’année dernière ; que le nombre a augmenté en France de plus d’un tiers en 2021 par rapport à l’année précédente, passant de 44 à 60 ; et que le nombre total d’incidents antisémites en Allemagne a atteint son plus haut niveau ces dernières années, à 3 028 en 2021, contre 2 351 en 2020 et 2 032 en 2019. « Le rapport annuel sur l’antisémitisme dans le monde pour 2021, publié à la veille de Yom HaShoah, n’apporte pas de bonnes nouvelles », ont écrit les auteurs de l’étude.

Le rapport annuel, produit par le Centre d’étude du judaïsme européen contemporain de l’université, appelle à une introspection majeure alors que des décennies d’efforts pour lutter contre l’antisémitisme après la Shoah semblent avoir échoué. « Quelque chose ne fonctionne tout simplement pas. Ces dernières années, la lutte contre l’antisémitisme a bénéficié de ressources considérables dans le monde entier, et pourtant, malgré de nombreux programmes et initiatives importants, le nombre d’incidents antisémites, y compris des agressions violentes, augmente rapidement », a affirmé Uriya Shavit, le directeur du centre. Les auteurs du rapport ont été encore plus directs, écrivant dans un communiqué : « Il est temps d’admettre : la lutte est en train d’échouer.

Gabriel Attal

LE 27-04-22 - 19:00