La Radio Juive

Israël et environnement, par JF Strouff, avec Ilana Ferhadian : le Kinneret monte

Vue de Tibériade (Crédit : facebook)

Certains scrutent le soleil, les étoiles, la météo. En Israël, beaucoup d’éléments de la météo ou du climat s’observent à travers le Kinneret.

IF : Et Jean-François c’est une bonne nouvelle : la montée des eaux du Kinneret !?

JFS : C’est le magazine Globes qui l’annonce, citant le rapport de l’Autorité du Kinneret : les eaux du Kinneret ont monté de 21 cm (qui doit son nom à la forme de violon dont le nom est Kinnor en hébreu), mer de Galilée ou en encore lac de Tibériade est le plus grand réservoir d’eau d’israël. Les années où le niveau était bas provoquaient un immense émoi dans les populations avec le sentiment que l’eau allait manquer. Même si la désalinisation de l’eau de mer a créé des alternatives, le niveau du lac continue à être un référentiel très important en Israël.

IF : Est-ce que c’est un niveau fréquemment atteint ou est-ce exceptionnel ?

JFS : Le lac pourrait atteindre son niveau maximum pour la première fois en 30 ans à la suite de fortes pluies. Le lac aurait augmenté de 21 centimètres (8,2 pouces) depuis le début du mois de février et se situe maintenant à 1,27 mètre (50 pouces) de son niveau maximum, a déclaré l’Autorité du lac de Kinneret. Si son niveau continue à s’élever de la sorte il se pourrait  qu’il atteigne son niveau maximum jamais encore atteint durant l’annéée 2022.

IF : Et s’il en venait à dépasser un certain niveau ?

JFS : Si cela devait se produire, note le rapport, l’Autorité israélienne de l’eau ouvrirait le barrage de Deganya à l’extrémité sud du Kinneret pour éviter les inondations. La dernière fois que le barrage, qui permet aux eaux excédentaires de s’écouler vers le sud du Jourdain vers la mer Morte, a été ouvert, c’était en 1992.

IF : Est-ce que cette tendance est ponctuelle ou va dans le sens d’une montée régulière ?

JFS : A cette époque l’année dernière, le Kinneret était à moins d’un mètre (39 pouces) de son niveau maximum, mais finalement, il est tombé bien en deçà après qu’il a été relativement sec en février, mars et avril, indique le rapport.

IF : Est-ce une tendance nationale ou y a-t-il des disparités régionales de précipitations ?

JFS : Cette saison, a-t-il noté, « le centre d’Israël, y compris Tel-Aviv, a déjà plus que sa moyenne nationale de précipitations, tandis que le nord a eu près de sa moyenne nationale. Jérusalem n’a eu que 70% de ses précipitations annuelles moyennes et Beersheva seulement 42% ».

LE 17-03-22 - 12:50