Le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin (Crédit : DR)

Le groupuscule néonazi des Zouaves bientôt dissous ?

La procédure de dissolution est lancée, a annoncé dimanche 12 décembre le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

La décision de leur dissolution serait amplement méritée pour l’ensemble de leur œuvre a affirmé dimanche Gérald Darmanin dans l’émission le Grand Jury RTL, LCI et Le Figaro. Mais pour avant que la dissolution soit actée, comme à chaque fois, il y aura un contradictoire. « Si le contradictoire nous donne raison, en tout cas si nous pensons que nous avons raison, nous irons dissoudre ce groupement en Conseil des ministres et le Conseil d’Etat » a expliqué le ministre de l’Intérieur.

Les Zouaves sont accusés d’être à l’origine des violences qui ont émaillé le meeting d’Eric Zemmour à Villepinte. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny. Le leader présumé des Zouaves, Marc de Cacqueray-Valmenier a été filmé au moment de l’agression de militants de SOS Racisme. Ils s’étaient levé avec des tee-shirt exhibant un message « non au racisme » et avaient été frappés à coups de poings et de chaises. Le lendemain le groupuscule néonazi a même revendiqué l’attaque dans un clip diffusé sur Telegram.

Ce groupuscule a été mis en cause dans des violences pendant des manifestations des «gilets jaunes» le 1er décembre 2018 à Paris, quand les forces de l’ordre ont été attaqué et l’Arc de Triomphe saccagé. Ils ont aussi été jugé dans l’attaque d’un bar de la mouvance antifasciste dans le quartier de Menilmontant à Paris l’année dernière. La décision du tribunal est attendue en janvier.

Les Zouaves sont issus du Groupe union défense (GUD) et d’une frange radicale de l’Action française. Ce mouvement d’étudiants d’extrême droite s’est fait connaître pour ses actions violentes dans les années 70 et 80, ils ont repris du poil de la bête ces dernières années.

ES