Edouard Philippe Crédit : DR

Présidentielle : Edouard Philippe lance son parti au Havre

Un projet droite « macron-compatible », baptisé Horizons que l’ancien premier ministre a défendu hier devant 3000 partisans, et en présence de nombreux parlementaires de la majorité.

Les patrons des trois groupes parlementaires de la majorité à l’Assemblée, Christophe Castaner (LRM), Olivier Becht (Agir) et Patrick Mignola (MoDem), avaient fait le déplacement, ainsi que 160 maires, 600 élus locaux (dont les maires de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, et de Reims, Arnaud Robinet) et une soixantaine de parlementaires, dont Marie Lebec, Pierre-Yves Bournazel, Naïma Moutchou ou Marie Guévenoux. Au total, les organisateurs revendiquaient 3 000 participants à ce rassemblement.

Personnalité politique préférée des français, il réfute la volonté de vouloir faire cavalier seul. A deux cents jours de la présidentielle, le but est de soutenir Emmanuel Macron si celui-ci se représente et d’élargir vers la droite le socle de soutiens à Emmanuel Macron. Le nouveau parti de M. Philippe, pourrait aussi poursuivre la recomposition du paysage politique, notamment parmi les élus locaux prêts à soutenir le chef de l’Etat, mais rétifs à toute adhésion à LRM ou au MoDem.

Défense de l’autorité, soutien au nucléaire, libéralisme économique, immigration contrôlée, Edouard Philippe multiplie déjà les signaux à droite en tirant la sonnette d’alarme sur le poids de la dette, avec la nécessité de relever l’âge de départ à la retraite, jusqu’à l’âge de 67 ans. Au-delà, « l’objectif d’Edouard Philippe est de se faire une salle d’attente pour 2027 », estime une élue LR.

Sur l’aile gauche de la macronie, le petit parti Territoire de Progrès créé au début de 2020 par le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, tiendra son propre congrès samedi à Bordeaux. Le ministre du budget, Olivier Dussopt, pourrait en récupérer la présidence.

ES