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L’Iran suspendu par la fédération de Judo pour avoir boycotté des Israéliens

L’Iran a été suspendu jeudi 29 avril par la fédération internationale de judo en guise de punition pour avoir refusé de laisser ses athlètes affronter des adversaires israéliens, selon l’Associated Press. La Fédération a imposé une interdiction de quatre ans à l’Iran après que le Tribunal arbitral du sport a ordonné une révision disciplinaire le mois dernier qui a déclaré qu’une précédente interdiction illimitée n’était pas autorisée. L’interdiction de la FIJ – antidatée pour commencer en 2019 et se poursuivra jusqu’en septembre 2023 – est provisoire et peut être levée si la fédération iranienne de judo respecte ses règles sur la discrimination et accepte de rivaliser avec Israël.

La FIJ a affirmé qu’elle « continue de défendre les valeurs humaines fondamentales et les droits de tous ses membres, avec un accent particulier sur les droits des athlètes et réitère son engagement à lutter contre toute forme de discrimination dans le sport du judo », selon l’AP. Tant que la politique iranienne envers Israël ne changera pas, ses judokas ne pourront pas participer aux événements de la FIJ, y compris les championnats du monde, et les officiels ne pourront pas participer aux travaux de l’instance dirigeante mondiale. L’interdiction n’affecte pas les judokas iraniens se rendant aux Jeux olympiques de Tokyo car cette équipe est envoyée par l’organisme olympique national et non par la fédération nationale de judo.

L’interdiction de la FIJ a été annoncée initialement après que l’Iran ait forcé l’ancien champion du monde Saeid Mollaei à lancer un match contre les Israéliens, même si l’IJF et l’Iran sont parvenus à un accord qui stipule que l’Iran ne boycottera plus les compétitions contre les Israéliens.

La décision a été prise après l’annulation en mars dernier par le Tribunal Arbitral du Sport, le tribunal arbitral du sport, d’une suspension à durée illimitée. Le TAS avait en effet accepté l’appel de la fédération iranienne estimant que l’IJF avait outrepassé ses pouvoirs en octobre 2019.

Gabriel Attal