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Le Liban élargit sa revendication concernant une zone maritime contestée avec Israël

Le ministre libanais des Travaux publics et des Transports, par intérim, a déclaré ce lundi qu’il avait signé un document élargissant les revendications du Liban dans son différend frontalier maritime avec Israël. L’amendement ajouterait environ 1 400km carrés à la zone économique exclusive revendiquée par le Liban dans sa soumission initiale aux Nations Unies. Le document doit maintenant être signé par le Premier ministre par intérim du Liban, le ministre de la Défense et le président avant d’être soumis à l’ONU pour une demande formelle d’enregistrement des nouvelles coordonnées pour la région. « Je m’attends à ce qu’il soit signé car tout le monde, le ministre de la Défense et le Premier ministre et le président sont préoccupés par cela », a affirmé le ministre Michel Najjar lors d’une conférence de presse.

Des négociations entre de vieux ennemis, le Liban et Israël, ont été lancées en octobre pour tenter de résoudre le différend sur leur frontière maritime qui a retardé l’exploration d’hydrocarbures dans la zone potentiellement riche en gaz. Les pourparlers, aboutissement de trois années de diplomatie de Washington, sont depuis au point mort. Israël pompe déjà du gaz à partir d’énormes champs offshore, mais le Liban n’a pas encore trouvé de réserves commerciales de gaz dans ses propres eaux. Le Liban, en proie à une crise financière profonde qui menace sa stabilité, a désespérément besoin d’argent alors qu’il fait face à la pire crise économique depuis la guerre civile de 1975-1990. « Nous n’abandonnerons aucun pouce de notre patrie ou une goutte de ses eaux ou un pouce de sa dignité », a indiqué Najjar.

Gabriel Attal