L'ancien Premier ministre concède que l'Etat n'a pas su protéger les Juifs français (Crédit: DR)

Manuel Valls sur Radio J: « La France doit reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël »

L’ancien Premier ministre français (2014-2016), Manuel Valls, était l’invité d’Ilana Ferhadian dimanche 13 décembre sur Radio J. Au cours de cet entretien de près d’une heure, l’ex ministre de l’Intérieur est revenu sur les sujets d’actualité dont l’antisémitisme, le terrorisme et l’islamisme ou encore les attentats de janvier 2015 qu’il a dû affronter en tant que chef du gouvernement. Alors que les Etats-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël en 2017 sous la présidence de Donald Trump, Manuel Valls demande à ce que la France en fasse de même. Depuis les accords d’Abraham, cinq pays arabes ont établi des relations avec l’Etat hébreu, les Emirats Arabes Unis, Bahreïn, le Soudan, le Maroc et le Bhoutan. « La France doit reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël », a souligné l’ancien Premier ministre.

Sur les mouvements d’alyah et les départs de juifs français de plus en plus nombreux, Manuel Valls a déclaré: « Oui, l’Etat français n’a pas su protéger les juifs de notre pays. Pour moi, c’est un déchirement de voir des français partir parce qu’ils ne se sentent pas protégés. » Pour l’ancien député et maire d’Evry, le combat contre l’Islam radical doit mobiliser tout le monde. « Oui, la prise de conscience de l’islamisme radical au sein des autorités fût tardive, mais également au sein de la société… Le combat contre l’islam radical n’est pas seulement une guerre menée par nos autorités. La bataille doit mobiliser tout le monde », a t-il indiqué avant d’ajouter: « La montée de l’islamisme a accompagné la montée de l’antisémitisme, l’antisémitisme c’est la matrice de l’islam politique. » « Derrière les Frères musulmans, il y a des force qui s’organisent et des médias qui critiquent la France, car ils ne veulent pas la démonstration d’un islam européen qui soit totalement compatible avec nos démocraties, y compris de la part de gouvernements dictatoriaux. »

Gabriel Attal