Les thérapies de conversion restent courantes dans les milieux ultra-orthodoxes / Crédit : Wikipédia

L’adoption du projet de loi interdisant les thérapies de conversion gay provoque la colère des ultra-orthodoxes

Le projet de loi interdisant la très controversée « thérapie de conversion gay » a été adoptée ce mercredi 22 juillet à la Knesset. Une législation largement soutenue par les militants LGBT mais qui suscite la colère des alliés politiques ultra-orthodoxes du Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Appuyée par le parti Bleu Blanc de Benny Gantz, la législation provoque de nouvelles divisions au sein de la coalition. La motion a été adoptée avec 42 voix pour et 36 contre s’y sont opposées. De nombreux députés orthodoxes ont lancé à Benny Gantz : « Vous ne serez pas Premier ministre ».  Une menace de renversement du gouvernement avant la rotation du premier ministre prévue en novembre 2021. Des sources du Likoud ont accusé le parti Bleu Blanc d’avoir violé l’accord de coalition, qui précise qu’aucune décision exceptée l’annexion de la Judée Samarie ne peut être prise sans l’accord des deux parties.

Le projet de loi était également soutenu par le ministre de la Sécurité publique Amir Ohana, un membre ouvertement homosexuel du parti Likoud de Benyamin Netanyahou, dont les membres ont été officiellement poussé à voter contre.

Les thérapies de conversion gay, aussi appelées thérapies réparatrices, utilisent des méthodes pseudo-scientifiques et traitent l’homosexualité comme une maladie mentale. Bien que découragée par le ministère de la Santé, cette pratique reste légale en Israël et courante dans certains milieux orthodoxes.