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Du rififi à SOS racisme : la vice-présidente du mouvement démissionne opposée au "droit d’Israël à se défendre"

France.

Du rififi à SOS racisme : la vice-présidente du mouvement démissionne opposée au "droit d’Israël à se défendre"
SOS Racisme - Facebook

Elle s’était faite remarquée pour ses « difficultés » à condamner le Hamas le 7 octobre et sa position très peu compréhensive du droit d’Israel à se défendre.

Saphia Ait Ouarabi a expliqué sa décision sur les réseaux sociaux en déclarant refuser de «représenter une association qui piétine» ses espoirs

Dans une publication sur X (ex Twitter) dimanche matin, la vice-présidence de SOS Racisme, Saphia Ait Ouarabi, annonce avoir démissionné de ses fonctions. La militante explique sa décision, actée le 17 novembre, par ce qu’elle considère une «dérive idéologique grave» de l’association dont elle a été membre pendant cinq ans. La cause ? Un communiqué publié le 2 novembre, dans lequel SOS Racisme affirme qu’ «Israël a le droit de se défendre»

Ces déclarations, faites «le 2 novembre, jour où près de 10.000 morts étaient décomptés à Gaza, dont un tiers d'enfants» et «jour où des experts de l'ONU évoquaient un risque de génocide», paraissent aux yeux de Saphia Ait Ouarabi «scandaleuses» et «symptomatiques du silence assourdissant» observé depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre «sur la situation à Gaza et en Cisjordanie».

La militante se fait passer pour une « martyr »

«Malgré les nombreuses tentatives de discussions, les alertes, les remarques, et alors que les désaccords explosaient au sein de l'association, la direction m'a répondu par ce qui me semble être des humiliations (...), des pressions, l'interdiction d'utiliser mes réseaux sociaux pour parler du conflit israélo-palestinien», détaille la jeune militante de 22 ans dans son communiqué.

L’étudiante en sociologie à l’université de Nanterre estime que SOS Racisme ne répond plus aux attentes des nouvelles générations, et n’est «plus à la hauteur» des enjeux actuels

«Elle ne l'a pas été suite au meurtre policier de Nahel, elle ne l'a pas été suite à l'interdiction des abayas et elle ne l'est pas face aux enjeux antiracistes contemporains à savoir le racisme d'État, les causes internationales et anti-colonialistes», accuse-t-elle, déclarant refuser de «représenter une association qui piétine mes espoirs et ceux de beaucoup d'autres jeunes qui me ressemblent». SOS racisme pourtant n’a pas brillé par un grand engagement aux cotés d’Israel face au Hamas génocidaire mais pour la militante pro-palestinienne, il faut croire que ce n’était pas suffisant…

Michel Zerbib

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