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7 octobre 2023... Un mois après, chronique d'Arié Bensemhoun

Israël.

7 octobre 2023... Un mois après, chronique d'Arié Bensemhoun
Les soldats israéliens reprenant le contrôle du kibboutz Beeri en Israël, le 8 octobre 2023 - Unité du porte-parole de Tsahal

Bonjour Arié Bensemhoun, un mois après les attaques barbares du Hamas contre des civils israéliens le 7 octobre dernier, quelles sont vos craintes sur la situation sécuritaire en France et en Europe plus largement....

Bonjour. La guerre déclarée par le Hamas à Israël a plus que jamais polarisé nos sociétés occidentales, déjà très fracturées. Pour ceux qui en doutaient encore, la haine des Juifs reste vivace dans le monde arabe bien sûr, mais aussi dans nos démocraties occidentales où vivent d’importantes communautés islamisées et radicalisées. 

Les actes antisémites ont atteint partout un paroxysme mortifère. Nulle part les Juifs se sentent désormais en sécurité : en un mois, plus de 1000 actes, menaces, injures et agressions ont été enregistrées. Alexandre Devecchio du Figaro, parlait à juste titre « d’antisémitisme d’atmosphère » en référence à la formule de Gilles Kepel. 

La guerre du Hamas a agi comme un révélateur pour la société française et met en lumière une haine des Juifs décomplexée qui s’affiche, se tag, ou se hurle dans les rues de nos villes. La peur et l’insécurité sont tristement devenues une nouvelle norme, pour les Juifs, mais aussi pour l’ensemble des Français, et même des Occidentaux.

Pensez-vous que nos dirigeants sont à la hauteur de la gravité du moment ?

Je pense qu’ils font montre de bonne volonté mais qu’ils sont malheureusement dépassés par l’ampleur du phénomène islamiste et de la haine des juifs et d’Israël qui explose partout. Le fait que les deux présidents du parlement, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, aient pris l’initiative d’organiser ensemble une marche contre l’antisémitisme prouve que la représentation nationale a pris conscience de la gravité de la situation. Ce n’est pas une crise de plus, c’est la crise de trop. Sans doute l’heure de vérité dans la guerre de la civilisation de ceux qui aiment et sanctifient la vie, contre les barbares qui préfèrent et glorifient la mort.

Certes, il n’est jamais trop tard, mais tant reste à faire. Prenez cette vidéo qui circule sur les réseaux sociaux de l'imam Mohamed Karrat, professeur au lycée confessionnel Averroes. Cet homme revendique son appartenance aux Frères musulmans, loue le Hamas comme mouvement de résistance, légitime la barbarie au nom de l’islam et du vrai Jihad, appelle ouvertement à la disparition d’Israël… 

Il défie ouvertement le gouvernement en faisant l’apologie du terrorisme et du séparatisme. Il ne cache pas son arrogance parce qu’il se sent porté par la rue islamiste qui célèbre la cause palestinienne. Il est convaincu de son immunité et de son impunité parce qu’il nous croit faibles et vulnérables ! Voilà pourquoi, il faut être intraitable avec les islamistes, capables de perpétrer le pire des meurtres, comme ils viennent de le faire. 

Les défenseurs de la cause palestinienne, qui le plus souvent ne condamnent pas les actes du Hamas, assurent que les Palestiniens veulent la paix. Qu’en pensez-vous ?

Pour ceux qui en doutent encore, les Palestiniens et ceux qui les dirigent n’ont jamais voulue la paix ! Les Accords d’Oslo furent une duperie dans laquelle les Israéliens se sont précipités tant ils voulaient croire que la paix était possible. Dés 1994, Yasser Arafat à la mosquée de Johannesburg ne vantait pas la solution à 2 états, mais la solution par étape pour détruire Israël, sur le modèle du traité que Mahomet signa avec les Quraychites avant de les anéantir. Et puis il y a eu le terrorisme. Et Camp David, où, après avoir tout reçu de Ehud Barak, y compris la division de Jérusalem, Arafat rejeta le plan de paix pour ne pas avoir à déclarer la fin du conflit avec Israël. Il en fut de même avec son successeur Mahmoud Abbass. Nous pourrions citer bien d’autres exemples. 

La paix ne figure pas à l’agenda des Palestiniens. D’ailleurs le slogan entonné dans les manifestations « From the river to the sea, Palestine will be free » est un appel à la destruction d’Israël et au Génocide du peuple Juif. Nous avons vu le 7 octobre de quoi le Hamas était capable… le Fatah n’ayant pas condamné, il faut considérer qu’il approuve et d’ailleurs il ne cache pas ses intentions belliqueuses.

Si les Israéliens déposaient les armes, il y aurait une deuxième Shoah.  Si les Palestiniens déposaient les armes, alors la paix serait possible. C’est aussi simple que cela. Ls nations du monde feraient bien d’y réfléchir.

Arié Bensemhoun

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