La Radio Juive

La myrtille, un fruit-santé à consommer toute l’année, la chronique du docteur Serge Rafal

La myrtille, petite baie bleue-violacée, acidulée, rafraîchissante consommée depuis la Préhistoire est un aliment-gourmandise, lorsqu’elle est consommée en tarte l’été après une revigorante balade en montagne. Mais elle constitue également un merveilleux fruit-santé aux multiples propriétés sur de nombreuses fonctions essentielles de l’organisme, qu’on la consomme fraîche ou congelée, crue, séchée, cuite où elle perd cependant une partie de ses vertus, certaines des vitamines qu’elle contient, étant thermosensibles.

Ca n’est pas la saison des fruits frais actuellement. Elle pousse en forêt et dans les landes uniquement de juillet à septembre. Mais on la trouve bien sûr congelée toute l’année : elle conserve sous cette forme toutes ses propriétés bien qu’elle perde une petite partie de ses qualités gustatives.

Elle est très peu énergétique (50 calories pour 100g soit 3 fois moins que la mûre) et peu sucrée (10g/100g). Elle contient les vitamines C et E et surtout 60% d’anthocyanes, des polyphénols, qui lui procurent ses propriétés antioxydantes. 

Il s’agit d’une classe de substances chimiques diverses qui comprend les flavones des fruits jaunes, les anthocyanes des fruits rouges et bleus, les catéchines du thé, le resvératrol du raisin, les punicalagines de la grenade. Ils confèrent aux fruits et légumes et aux plantes leurs propriétés-santé contre beaucoup de maladies et pathologies qui vont de l’athérosclérose aux cancers en passant par le diabète, la neurodégénérescence, la DMLA et la cataracte.

La myrtille est antiseptique, anti-diarrhéique, anti-hémorragique… et agit sur la vue. On se souvient que les pilotes de chasse anglais, pendant la 2ème guerre mondiale, en consommaient de grandes quantités avant les raids nocturnes pour améliorer leur vision et donc la précision de leurs tirs. 

Des dangers ? Aucun en les achetant congelées. Les myrtilles sauvages, plus intéressantes que leurs homologues cultivées, peuvent avoir été contaminées par des déjections animales en particulier du renard, mais ceci reste anecdotique chez nous.

Conservation ? Au frigo mais sans l’y laisser trop longtemps pour éviter sa fermentation.

Une récente étude suédoise a montré que les paramètres biologiques, la mémoire à court terme, l’attention sélective étaient améliorées par la consommation de 500g par jour de fruits rouges (airelles, baies de sureaux, cassis fraises, myrtilles) surgelés, ingérés aux 3 repas, pendant 6 semaines. La posologie avait été choisie pour cette étude courte. Mais vous pouvez, quasiment toute l’année, ingérer ½ bol de myrtilles bio décongelées, 4 fois par semaine. Et vous faire plaisir de temps à autre avec un muffin ou de la gelée, si vous avez une ascendance anglaise.

 On dit « cerise sur le gâteau », c’est bien mais des myrtilles sur une bonne pâte à tarte, c’est encore mieux et plus sain.   

Docteur Serge Rafal

LE 18-11-22 - 08:30