La Radio Juive

Arrêtez les édulcorants artificiels, la chronique du docteur Serge Rafal

La consommation d’aspartame, d’acésulfame K et de sucralose serait associée à un surrisque avéré de maladies cardio-vasculaires. Une précédente étude réalisée par l’équipe du Dr Mathilde Touvier de l’Inserm avait déjà montré le lien entre édulcorants et cancers. Ces molécules de synthèse, trop largement utilisées, interviendraient donc indiscutablement en favorisant les 2 principales causes de mortalité, cœur et cancer.

Ces 2 édulcorants sont introduits pour remplacer le sucre de table ou saccharose, composé de fructose et de glucose, des sucres simples, extraits de la canne à sucre ou de la betterave sucrière. Les édulcorants sont absorbés directement alors que le saccharose doit d’abord être décomposé. L’aspartame, découvert en 1965 a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au saccharose. Il apparaît sous son nom ou son numéro : E 951. L’acésulfame potassium ou E 950 a lui-aussi un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au saccharose. Et enfin le sucralose ou E 955, encore plus puissant avec un pouvoir sucrant 600 fois supérieur au sucre. Ces 3 édulcorants perturberaient en outre le microbiote, ce qui entrainerait ou aggraverait des troubles métaboliques dont la régulation du glucose.

L’équipe de l’Inserm a repris les suivis de plus de 100 000 participants de la cohorte Nutrinet-Santé entre 2009 et 2021. Les volontaires, 80% de dames, de 42 ans de moyenne d’âge, ont renseigné précisément sur leurs habitudes alimentaires. Plus de 37% consommaient un peu plus de 40 mg d’édulcorants, équivalent d’un sachet individuel ou de 100 ml de soda. Les plus gros consommateurs étaient les + jeunes, avec un IMC plus élevé. Ils étaient volontiers fumeurs, plutôt sédentaires donc à facteurs de risque multiples.

1ère remarque, les consommateurs d’édulcorants ont indiscutablement un taux d’incidence plus élevé de ces pathologies. Ensuite, de façon plus précise, l’aspartame est plus étroitement associé au risque cérébro-vasculaire, l’acésulfame et le sucralose au risque coronarien avec une fréquence plus élevée d’angioplasties.

En effet, de nombreuses études mettent en cause leur intérêt sur le contrôle de la glycémie à long terme chez le diabétique et pour la perte de poids. Certaines études suggèrent même l’inverse, c’est à dire une prise de poids.

« Ma femme adore tout ce qui est raffiné… le sucre par exemple » disait Pierre Doris, un humoriste de ma jeunesse. Sa femme avait raison, il n’y a aucun bénéfice à remplacer le sucre ajouté par des édulcorants artificiels, bien au contraire, ils ont un effet à l’évidence délétère sur la santé. Stop aux sucrettes, place à nouveau au sucre… en petites quantités bien sûr.

Docteur Serge Rafal

LE 22-09-22 - 08:30