(Crédit : avec l'autorisation de Anai Green)

Tel Aviv se met au vert, la chronique de Jean-François Strouf

Dans la zone industrielle de Ramat Hahayal,  dans le parc high tech d’Atidim, la municipalité de Tel Aviv Yaffo teste un nouveau système respectueux de l’environnement conçu pour fournir de l’ombre pendant la journée et servir d’éclairage une fois la nuit tombée.

Anai Green, une designer industrielle et de produits israélienne a obtenu une reconnaissance internationale  en 2020 dans le cadre d’un concours mondial de technologie climatique pour les femmes, lancé par Women4Climate, avec un groupe de femmes maires, entrepreneures, innovatrices, étudiantes, scientifiques et activistes dont l’objectif est de renforcer la participation et le leadership des femmes dans la mise en place d’un avenir durable.

Le système d’éclairage est composé de cellules photovoltaïques (PV) solaires et organiques qui permettent de fournir un éclairage pendant la nuit, avec un certain nombre d’applications possibles. Le système est autosuffisant, il n’a pas besoin d’être relié à un réseau électrique. L’accumulation en journée d’énergie garantit un éclairage nocturne jusqu’à trois jours sans soleil. Mais Tel-Aviv – et Israël en général – bénéficie d’un ensoleillement abondant avec une moyenne d’environ 300 jours de soleil par an.

Je crois que ce projet va bien au-delà d’une utilisation à Tel-Aviv un projet déconnecté des réseaux électriques représente un potentiel extraordinaire d’utilisation dans plein de lieux où là forte chaleur menaces les arbres et par conséquent la raison d’être d’une invention qui représente à la fois une opportunité de protéger contre cette chaleur tout en fournissant de l’éclairage nocturne. Le génie de Anaï Green c’est d’avoir rendu compatible ce qui est complémentaire. De plus la méthode d’expérimentation sur le terrain plutôt que dans un laboratoire « in vivo plutôt que in vitro », est plus probante. L’invention est ainsi confrontée aux aléas de la présence des usagers.

Si j’étais en charge de promouvoir cette invention, je crois que son nom serait tout trouvé : je l’appellerais « ombre et lumière« .

Jean-François Strouf