(Crédit : Facebook)

Monitorer les ordures c’est possible, la chronique écologie de Jean-François Strouf

Je considère que le métier d’éboueur ou celui en charge du tri des déchets, du recyclage sont parmi les plus utiles et les plus nobles au monde. La prise en compte des déchets désormais comme une ressource et non comme une calamité dont on doit se débarrasser est l’une des évolutions qui peuvent changer le monde. Sur ce sujet, on a l’impression que la société israélienne a été laxiste. Mais elle s’est réveillée comment sait-on qu’Israël prend en charge un problème ?

C’est un domaine bien plus inattendu que cela. GreenQ est une start up israélienne qui s’occupe de mesurer les besoins en logistique pour récupérer les ordures dans un secteur donné. J’adore leur site, https://greenq.gq/ curieusement hébergé en Guinée équatoriale mais en même temps, c’est un domaine qui a les mêmes initiales que la compagnie ! On y voit Max expliquer les problèmes de logistique dans un anglais parfaitement compréhensible par tout un chacun. Et on en vient à comprendre en quoi cette start up est très utile. Pouvoir prévoir quelle est la quantité d’ordures à ramasser dans un lieu donné et donc être en mesure d’y envoyer des camions de volumes différents suivants les besoins.

C’est sans doute l’un des problèmes majeurs de nos villes. GreenQ, nous dit le site du Technion, fournit automatiquement toutes les données sur les déchets dont les responsables de la collecte ont besoin. Pendant que les déchets sont ramassés, GreenQ recueille les données de la collecte de déchets dans la rue, au sujet de chaque ramassage, en temps réel. Sur la base des données collectées, le système établit des prévisions dans le temps sur le moment la production des déchets et sur leur ramassage. Il est ainsi capable d’alerter  les opérateurs des problèmes en temps réel, afin qu’ils puissent y répondre.

Les clients de GreenQ constatent une réduction des coûts de 30 à 50 % lorsqu’ils utilisent nos services.  Ce système est unique et  ne nécessite aucune installation sur les poubelles, ce qui réduit le coût et le temps d’installation. De plus, les capteurs sont applicables pour tout type de collecte de déchets : petits bacs, grands bacs, sans bacs – tous sur le même tableau de bord avec des données précises sur chaque collecte sans tâche supplémentaire pour le conducteur.

Une fois qu’on maîtrise pour l’un des domaines. C’est une avancée exceptionnelle sur le plan environnemental. On peut rêver que les bateaux qui ramassent les déchets des océans soient en mesure de communiquer en temps réel avec les chaînes de recyclage qui se servent de ces déchets maritimes comme « matière première » de leur production et mettent en place les hommes et les machines en fonction de la prévision du flux.

Jean-François Strouf