La Radio Juive

Apartheid : l’infamie d’Amnesty International

(Crédit : DR)

Aujourd’hui, mardi 1er février, Amnesty International-UK publie une fois encore un rapport biaisé accusant Israël de crime d’apartheid et définissant son existence en tant qu’État juif comme une privation des droits fondamentaux des Palestiniens.

Dans ce document outrancier de 211 pages, l’ONG affirme qu’Israël est impliqué dans une « attaque généralisée » dirigée contre les Palestiniens qui équivaut au « crime contre l’humanité de l’apartheid » alors même qu’Israël a intensifié sa campagne pour empêcher le Conseil des droits de l’homme de l’ONU de le qualifier ainsi, dans une décision qu’il pourrait prendre au mois de juin, lorsque sa commission d’enquête à composition non limitée contre l’État hébreu devrait publier son premier rapport.

« L’apartheid est devenu une sorte d’accusation fondamentale qui est utilisée pour délégitimer l’Etat juif », a expliqué Dore Gold, ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU.

Le langage employé dans le rapport d’Amnesty est nauséabond. « L’apartheid » est attesté par un « système » qui vise l’hégémonie juive. L’ONG fait ainsi fi de la complexité d’Israël. Ainsi elle voit une discrimination systématique dans le fait que les Forces de défense israéliennes s’abstiennent de la conscription des Arabes israéliens. Or les auteurs omettent de mentionner que ces derniers ont bien sûr la possibilité de servir dans Tsahal. Du reste, un nombre croissant de soldats d’origine arabe et/ou musulmane considèrent Israël comme leur patrie et souhaitent contribuer à sa sécurité. Cet exemple illustre les faiblesses et la partialité du rapport. Amnesty ignore que les Arabes israéliens représentent une communauté dynamique dont la plupart des membres actifs occupent des postes prépondérants dans la médecine, la science, les médias et la culture. Ils sont également présents et actifs  à la Cour suprême et à la Knesset. Le chef du gouvernement Naftali Bennett doit composer au quotidien avec le  parti arabe Ra’am, pourtant islamiste et antisioniste. Rien à voir donc avec l’apartheid qui existait en Afrique du Sud où les non-blancs ne pouvaient pas devenir citoyens, ne pouvaient pas voter, et étaient systématiquement privés de leurs droits fondamentaux.

Le fait que nous soyons obligés de le rappeler est une aberration pour ne pas dire une monstruosité, comme s’il fallait apporter la preuve que les Juifs ne propagaient pas la peste ou encore qu’ils n’empoisonnaient pas les puits.

Non seulement le rapport d’Amnesty International est calomnieux, mais il tourne en dérision ceux qui ont vraiment souffert sous l’apartheid en banalisant les crimes qui ont été perpétrés contre eux. Si Israël c’est l’apartheid, alors l’apartheid n’a jamais existé et l’Afrique du sud était un paradis pour les noirs et pas l’enfer qu’ils ont dû traverser en réalité.

Alors que quoi parle-t-on puisqu’Israël est l’une des démocraties les plus ouvertes et les plus libérales ? Un modèle d’intégration et d’inclusion où tous les citoyens quelle que soit la minorité à laquelle ils appartiennent, jouissent de droits égaux et ont la possibilité de les exercer librement.

Le rapport d’Amnesty International sort alors même que l’antisémitisme dans le monde atteint malheureusement des sommets. L’année 2021 aura sans doute été la pire en la matière.

L’accusation d’apartheid contre l’Etat d’Israël est la forme la plus sophistiquée, la plus aboutie de la perversité antisémite. Ce vocabulaire relève du discours totalitaire. Il n’a rien à voir avec les faits et tout à voir avec la prolongation du projet génocidaire contre les juifs.


Voilà pourquoi il faut y répondre sur le fond et pas sur la forme… ce qui est en jeu ici, c’est l’avenir de l’Etat nation du peuple Juif. Cette triple notion d’état, de peuple et de nation est insupportable aux contempteurs d’Israël. Ce que nous devons montrer c’est ce qui se cache derrière non pas l’accusation, qui elle ne tient pas, mais derrière cette infamie qui ne dénonce pas une injustice, qui n’existe pas, mais qui propage la haine, ce poison qui menace la liberté de tous, la démocratie, pour promouvoir une société racialiste, faussement indigéniste et inclusive. Une dictature compassionnelle des minorités. C’est un projet contre l’universalisme de l’humanité.

Au moment même où de nombreux pays arabes concluent de nouveaux accords avec Israël, et où les relations entre Arabes et Juifs sont florissantes dans de nombreux coins du Moyen-Orient, comme en témoigne la visite actuelle du Président Isaac Herzog aux EAU, les efforts malavisés d’Amnesty-UK pour diffamer Israël ne font qu’attiser la haine des Juifs et d’Israël dans le monde, affaiblir le combat contre les islamistes, exacerber les tensions existantes tout en obstruant le chemin de la paix et du règlement du conflit israélo-palestinien. C’est pourquoi nous devons d’une même voix nous y opposer. 

Arié Bensemhoun

LE 01-02-22 - 10:23