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Pegasus : la police israélienne dans le collimateur de la justice

Une enquête a été ouverte jeudi 20 janvier sur l’utilisation du logiciel espion par la police. Le procureur général Avichai Mandelblit demande à recevoir tous les ordres d’écoutes téléphoniques et d’espionnage informatique pratiqués en 2020 et 2021 afin de «vérifier les allégations diffusées dans les médias».

Une enquête publiée par le quotidien économique « Calcalist » révèle que ce logiciel a été utilisé par la police dans le but d’espionner des citoyens israéliens sans l’accord préalable d’un tribunal alors que c’est exigé par la loi.

Qui figure parmi les personnes espionnées ?

Il y aurait des opposants à l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahou et des maires soupçonnés de corruption. L’Autorité de la protection de la vie privée a lancé elle une autre enquête. De son côté la commission parlementaire des affaires internes de la Knesset tiendra une réunion, dès lundi, où elle entendra des représentants de la police et de NSO. De nombreux députés, y compris au sein de l’opposition, appellent le président du Parlement à créer une commission parlementaire.