Au centre de la photo, encerclé en rouge, le leader présumé des "Zouaves Paris", Marc de Cacqueray-Valmenier (Crédit : DR)

Violences au meeting d’Eric Zemmour : un deuxième membre des « Zouaves Paris » arrêté

Il s’est fait interpeller ce mercredi matin à Bonnière-sur-Seine dans les Yvelines.

Les enquêteurs doivent déterminer le rôle que ces deux hommes dans l’agression contre des militants anti-racistes. Des membres de SOS-Racisme qui sont venu faire un happening en tee-shirt proclamant « non au racisme » au premier meeting de campagne d’Eric Zemmour. Depuis mardi, le leader présumé de ce groupuscule d’ultra-droite est déjà en garde-à-vue. Marc de Cacqueray-Valmenier est connu des services de police. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis pour des violences lors de manifestations de gilets jaunes en décembre 2018 à Paris où l’Arc de Triomphe a été saccagé. Il est aussi poursuivi pour l’attaque d’un bar fréquenté par des antifascistes dans le quartier de Menilmontant l’année dernière.

Ce jeune néonazi dément être à la tête des Zouaves, mais se revendique lui-même comme fasciste. Parmi ses nombreux tatouages, se trouve une Totenkopf, l’insigne en tête de mort des SS. Il est entouré des mots « Ehre » et « Treue », c’est une référence à leur devis « Meine Ehre heisst Treue », qui peut se traduire en « Mon honneur s’appelle fidélité. » Au total, la police a identifié une cinquantaine de personnes qui appartiennent au « Zouaves ». Ce groupuscule est l’héritier du GUD, un groupe étudiant d’ultra-droite qui se présentait comme un syndicat, et de l’Action Française maurassienne, raciste et antisémite. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a lancé une procédure pour dissoudre ce groupuscule.

ES