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Emmanuel Macron en Hongrie, c’est au 1er janvier que la France sera à la tête de l’Union Européenne

Depuis Nicolas Sarkozy en 2007, c’est la première visite d’un Président français en Hongrie.

Tête de pont des démocraties illibérales en Europe, Viktor Orban n’est pas qu’un adversaire politique pour Emmanuel Macron, il est aussi susceptible d’être un allié sur des sujets comme les investissements, le nucléaire, la défense européenne, la souveraineté numérique, le renforcement de l’Europe de la défense, un budget européen d’investissements ou encore des alliances industrielles, a fait valoir la présidence française. Les deux dirigeants avaient déjà trouvé des terrains d’entente lorsque Emmanuel Macron avait reçu Viktor Orban en octobre 2019, en particulier sur la protection des frontières et la nécessité d’une défense européenne.

Selon son programme officiel, Emmanuel Macron doit rencontrer les dirigeants du groupe de Visegrad pour un sommet (Hongrie, Slovaquie, République, Tchèque, Pologne), et aussi échanger avec plusieurs représentants des partis magyars d’opposition et honorera la mémoire de la philosophe engagée Agnes Hedller, qu’il avait reçu il y a deux ans.

Avec la Pologne, la Hongrie a adopté plusieurs lois contestées à Bruxelles, notamment un texte qui interdit la représentation de l’homosexualité auprès des moins de 18 ans. L’Elysée assure que le président français parlera des points de désaccord. La communauté LGBT+ hongroise l’a d’ailleurs appelé à évoquer la question lors de sa rencontre avec M. Orban, dans une lettre ouverte au magazine français Têtu. « M. Macron, la Hongrie que vous vous apprêtez à visiter est bien un pays gouverné par l’extrême droite », l’a interpellé le maire d’un arrondissement de Budapest, le sociologue Gabor Eross, dénonçant « la corruption généralisée, la campagne anti-LGBT+, la fraude électorale, l’oligarchisation de l’économie et la répression massive de la société civile ». Les derniers responsables politiques français à s’être rendus à Budapest étaient Eric Zemmour et Marine Le Pen.

ES