Le maire de Jérusalem, Moshe Lion. (Crédit : DR)

Manifestation d’extrême-droite à Jérusalem : la police israélienne arrête plus de 25 personnes

Une centaine de militants radicaux se sont retrouvé hier à l’approche du premier anniversaire de la mort d’Ahuvia Sandak, cet adolescent israélien du mouvement pro-implantation tué lors d’une course-poursuite avec la police.

Ces nationalistes ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur les forces de l’ordre israéliennes. Au moins un agent a été victime de gaz lacrymogène. Ces émeutes ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, près du pont des Cordes de Jérusalem. Les protestataires ont troublé l’ordre public, bloqué la circulation à l’entrée de la ville et bloqué la circulation des tramways dans la capitale. La police a utilisé des moyens de dispersion anti-émeutes.

Juste après, le maire de Jérusalem, Moshe Lion, a demandé à la police de cesser d’utiliser les canons envoyant de l’eau nauséabonde pour disperser les émeutiers, disant qu’ils endommageaient les habitations et l’environnement : « La manifestation dure seulement quelques heures et après, c’est la zone tout entière qui subit une odeur de pourriture pendant toute la semaine et ce, malgré les nombreuses opérations de nettoyage de la municipalité – et cela se répète semaine après semaine »

La mort de cet israélien de 16 ans a entraîné des affrontements répétés entre manifestants et forces de l’ordre tout au long de l’année, principalement à Jérusalem. Sa voiture a fait une sortie de route alors qu’il tentait d’échapper à la police israélienne, qui s’était lancé à sa poursuite après des jets de pierres contre des palestiniens. Les manifestants nationalistes estiment que la police israélienne est responsable de sa mort, et demandent que l’affaire soit portée devant les tribunaux. Le mois dernier, Knesset a voté l’ouverture d’une enquête dans ce dossier.

ES