Le 1er ministre israélien Naftali Bennett Crédit : capture d'écran Twitter

Difficile reprise des pourparlers avec l’Iran à Vienne après une interruption de 5 mois

L’Iran annonce la couleur: il n’y aura pas de retour à l’accord nucléaire tant que toutes les sanctions ne seront pas levées.

Les pourparlers ont commencé lundi 29 novembre juste après 15h, heure locale, à l’hôtel Palais Coburg, où l’accord de 2015 – connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA) – a été conclu. Outre l’Iran, des diplomates britanniques, chinois, français, allemands et russes étaient présents. Les États-Unis, qui se sont retirés de l’accord nucléaire en 2018 et ont réimposé des sanctions contre l’Iran, participaient indirectement aux pourparlers.

« Cette opportunité n’est pas une fenêtre qui peut rester ouverte pour toujours », a affirmé le négociateur en chef iranien.  L’Iran a suspendu les négociations en juin après l’élection d’un nouveau président ultraconservateur, Ebrahim Raisi.  L’Iran a ensuite ignoré les appels des pays occidentaux à reprendre les pourparlers pendant plusieurs mois, tout en renforçant les capacités de son programme nucléaire en violation de l’accord. 

Naftali Bennett, le Premier ministre israélien a appelé lundi à ne pas céder « au chantage de l’Iran ». Le régime islamique a commencé à enrichir de l’uranium à des niveaux sans précédent et a également restreint les activités des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’organisme de surveillance des Nations Unies chargé de surveiller les installations nucléaires iraniennes. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a déclaré qu' »aucun progrès » n’avait été réalisé sur les questions qu’il avait soulevées lors d’une visite à Téhéran la semaine dernière, qui avait espéré régler les différends entre l’agence et l’Iran.

ES