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Les États-Unis augmenteront la pression sur l’Iran s’ils ne commencent pas à coopérer avec l’AIEA

Les États-Unis ont averti jeudi 25 novembre qu’ils pourraient augmenter les enjeux de la pression internationale sur l’Iran si la République islamique continue d’entraver les efforts de l’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU pour surveiller son programme nucléaire. S’adressant à la réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le chargé d’affaires américain à Vienne Louis Bono a déclaré que « si la non-coopération de l’Iran n’est pas immédiatement corrigée… le Conseil n’aura d’autre choix que de se réunir à nouveau en session extraordinaire avant la fin de cette année pour faire face à la crise ».

Mercredi, l’AIEA a affirmé qu’il n’y avait eu « aucun progrès » dans les pourparlers avec Téhéran sur les différends concernant la surveillance du programme atomique iranien, quelques jours seulement avant la reprise des pourparlers sur la relance de l’accord nucléaire iranien de 2015. Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a précisé lors d’une réunion trimestrielle du conseil d’administration de l’agence que les pourparlers qu’il a tenus à Téhéran mardi n’étaient « pas concluants », bien qu’ils soient « constructifs ».

Bono a expliqué que l’Iran devait immédiatement fournir « des explications crédibles et vérifiables » sur les documents. Il a déploré que « l’Iran n’ait toujours pas fourni la coopération nécessaire, même après de nombreuses tentatives du directeur général de développer une relation constructive avec les nouveaux dirigeants iraniens ». Et il a déclaré que les États-Unis étaient « profondément déçus que l’Iran ait refusé de saisir l’occasion offerte par la visite [de Grossi] pour progresser sur la longue liste de questions urgentes en suspens devant l’Agence ». Grossi a souligné mercredi que « sur le fond… nous n’avons pas été en mesure de progresser ».

Gabriel Attal