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Israël fustige la Belgique pour avoir étiqueté des produits issus des implantations

Le projet récemment annoncé par la Belgique d’étiqueter les produits fabriqués en Judée, en Samarie et à l’Est de Jérusalem comme non fabriqués en Israël a déclenché une réaction immédiate ce mercredi. Le ministère des Affaires étrangères a été parmi les premiers à prendre des mesures diplomatiques et à condamner Bruxelles. Le vice-ministre des Affaires étrangères Idan Roll, qui venait d’arriver en Europe pour des entretiens en Belgique et au Luxembourg, a annulé ses réunions avec les responsables du ministère belge des Affaires étrangères ainsi que le Parlement belge en réponse à la décision. « La décision du gouvernement belge renforce les extrémistes, ne contribue pas à promouvoir la paix dans la région et transforme la Belgique en une force qui ne contribue pas à la stabilité du Moyen-Orient », a déclaré Roll.

Oded Revivi, maire d’Efrat et ancien envoyé spécial pour les affaires étrangères du Conseil de Yesha (le groupe de coordination représentant les colonies) a également fustigé le gouvernement belge, affirmé « qu’il est triste de voir que des personnes assises à Bruxelles portent un coup de hache au zones industrielles communes des Israéliens et des Palestiniens ».

Il a ajouté que « l’étiquetage et le boycott de ces produits augmenteront le chômage des Palestiniens, fermeront des usines et mettront un terme aux coentreprises ». Selon Revivi, « la décision de créer une liste noire nuira directement aux endroits mêmes où la paix existe. Le vice-ministre Idan Roll a eu raison de ne pas rencontrer ceux dont les actions envoient un message de boycott et de préjudice aux deux parties ».

Gabriel Attal