Une voiture de police attaquée par des manifestants d'extrême-droite hier soir à Jérusalem. Crédit : police israélienne.

4 policiers israéliens blessés samedi soir à Jérusalem dans une manifestation d’extrême-droite

Les manifestants ont lancé des bouteilles et des pierres sur les forces de l’ordre, et perturbé la circulation. 21 personnes ont été arrêtées.

L’objet de leur colère c’est la mort d’Ahuvia Sandak, accusé d’avoir jeté des pierres sur des Palestiniens. Cet adolescent de 16 ans, a perdu la vie l’année dernière dans un accident de voiture alors qu’il fuyait la police.

Le député d’extrême droite Itamar Ben Gvir, chef du Parti sioniste religieux présent à la manifestation a déclaré : « J’ai entendu dire qu’ils battaient les garçons et les filles avec violence. Je suis venu ici pour que la police s’arrête. Bezalel Smotritch lui aussi membre du parti sioniste religieux a affirmé que les policiers violents devaient retirer immédiatement leur uniforme et aller immédiatement en prison. L’organisation d’aide juridique d’extrême droite Honenu, accuse les policiers d’avoir fait un usage excessif de la force, notamment en tirant au canon à eau sur une jeune fille.

Vendredi, au même endroit, une manifestation similaire a déjà eu lieu. Là aussi, des manifestants ont attaqué les forces de sécurité, brisé les vitres d’un véhicule de police et blessé au moins un agent. Parmi ceux qui ont été arrêté pour troubles à l’ordre public, Shalhevet Goldstein, la fiancée d’Ahuvia Sandak.  

Un an après la mort de l’adolescent, la colère reste vive. Les manifestants estiment que la police en est responsable et réclament des poursuites judiciaires.

ES