Lord Balfour. Crédit : Wikimedia Commons

104e anniversaire de la déclaration Balfour mardi

La fameuse missive constitue un pas décisif à la naissance d’Israël qui aura lieu en 1948, soit 31 ans plus tard.

Le 2 novembre 1917, Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, envoie une lettre à Lord Lionel Walter Rothschild. Elle scelle le soutien du gouvernement à l’établissement d’un foyer juif en Palestine.

C’est l’un des documents diplomatiques les plus importants de l’histoire du Moyen-Orient au XXe siècle: la promesse d’un foyer national juif en Palestine. Le sionisme obtient une garantie juridique internationale.

Voici l’intégralité de la lettre, dite déclaration Balfour :

« Cher Lord Rothschild,

J’ai le grand plaisir à vous transmettre, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante de sympathie à l’adresse des aspirations sionistes juives, qui a été soumise et approuvée par le cabinet.

Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont jouissent les Juifs dans tout autre pays.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.

Arthur James Balfour »

Dans le contexte de la Première Guerre Mondiale, le but pour les Britanniques est de rallier les communautés juives et d’obtenir des fonds des banques juives anglaises et américaines.

Mais les Britanniques avaient aussi promis au chérif de la Mecque, Husein Ben Ali les territoires arabes sous occupation turque, dont la Palestine. Aujourd’hui encore, ces engagements opposés ont des conséquences sur le conflit israélo-palestinien.

ES