Mireille Knoll, 85 ans, poignardée et brûlée chez elle dans le XIe arrondissement de Paris le vendredi 23 mars. L'octagénaire était une rescapée de la rafle du Vel d'Hiv. Crédit : DR

Antisémitisme : le procès des meurtriers de Mireille Knoll s’ouvre mardi

Le procès doit durer jusqu’au 10 novembre. Deux hommes accusés du meurtre à caractère antisémite commis en 2018 comparaissent devant la cour d’assises de Paris.

Le drame, survenu un an après le meurtre à Paris de Sarah Halimi, une sexagénaire juive jetée de son balcon, avait entraîné une grande « marche blanche » dans Paris. Mireille Knoll avait 85 ans et souffrait de la maladie de Parkinson. Elle a été retrouvé morte chez elle, le 23 mars 2018, dans le 11ème arrt de Paris, le corps en partie carbonisé et lardé de 11 coups de couteau.

La justice a reconnu la circonstance aggravante d’antisémitisme. L’un des deux hommes inculpés, Yacine Mihoub aurait évoqué le fait que les juifs ont des moyens financiers et de bonnes situations. L’enquête a par ailleurs montré son « ambivalence vis-à-vis du terrorisme islamiste ».

Yacine Mihoub connaissait Mireille Knoll depuis qu’il était enfant. L’octogénaire l’accueille régulièrement chez elle, et ce fameux jour, il est passé lui rendre visite après sa récente sortie de prison. Alex Carrimbacus, qu’il a rencontré en détention est ensuite venu lui-aussi. Ce jeune marginal de 21 ans a des antécédents psychiatriques. La mère de Yacine comparaitra à leurs côtés, elle est accusée d’avoir nettoyé le couteau qui a peut-être servi au crime.

ES