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Les palpitations ou quand notre coeur fait boum, la chronique du docteur Serge Rafal

L’OMS définit la santé comme le silence des organes. C’est vrai, nous ne devons pas sentir le fonctionnement des poumons, du ventre ou du cœur. Dès que ceux-ci se sont ressentis, il se produit un inconfort : gêne ou effort pour respirer, douleurs ou gargouillis du ventre, palpitations cardiaques.

Les palpitations sont des battements du cœur soudainement perceptibles alors qu’ils ne le sont pas habituellement. Toutes les palpitations doivent être explorées. Elles peuvent se révéler anodines, lorsqu’elles surviennent à l’occasion d’un effort physique, d’un coup de stress, de la prise d’une boisson excitante-café ou au contraire, être le signe d’une atteinte plus grave, à préciser absolument.

Les palpitations se traduisent par une sensation de cœur qui bat très fort, trop fort, dans la poitrine, ou parfois le simple fait de sentir ses pulsations cardiaques qui peuvent être régulières ou pas. Cette sensation est souvent mal vécue et peut s’accompagner d’angoisse, de sueurs, d’agitation, de vertiges, de difficultés respiratoires. Les extras qui traduisent elles une irrégularité du rythme cardiaque, peuvent être ressenties comme des palpitations. Elles sont généralement bénignes mais imposent un avis spécialisé de cardiologie pour en préciser la nature.

Le malaise que je viens de décrire, parfois un évanouissement.

Les cause principales sont diverses : banales comme je l’ai expliqué ou le symptôme d’une maladie cardiaque (fibrillation auriculaire) ou d’une hyperthyroïdie, cause à rechercher systématiquement.« 

Surtout voire uniquement si elles sont bénignes : – En évitant les excitants (alcool, café et boissons à caféine, tabac, thé…) ; – En introduisant une petite activité physique et de détente ; – En prenant du magnésium dont on connaît l’action sédative et musculaire (le cœur en est un) ; – Ou la plante la plus cardio-sédative, l’aubépine. On peut également lui associer de la passiflore ou de la valériane.

Ils dépendent de la cause et des résultats de l’ECG, d’un enregistrement de 24h dit holter, parfois d’une épreuve d’effort. Le traitement sera différent s’il s’agit de palpitations de stress ou de nervosité ou si elles sont dues à une hypertension artérielle, une angine de poitrine ou un dérèglement thyroïdien.

Face à des palpitations inquiétantes qui surviennent brutalement, elles s’accompagnent d’un malaise, de douleurs dans la poitrine, de difficultés respiratoires, de sueurs, d’une pâleur, d’une PC, d’un trouble du rythme cardiaque, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112.

« Boum quand notre cœur fait boum », c’est certes peut-être « L’amour qui s’éveille » comme le chantait avec tant de fantaisie Charles Trénet. Mais il faut auparavant être certain que votre cœur ne souffre d’aucune faiblesse. Alors ne négligez pas ce symptôme banal mais parfois d’alarme que peuvent quelquefois constituer les palpitations. Prenez-soin de vous.

Docteur Serge Rafal