Crédit : Mission israélienne à l'ONU

Aux Etats-Unis, Gilad Erdan dénonce une proposition de la démocrate Alexandria Ocazio-Cortez

Cet amendement à la loi annuelle consacrée à la défense américaine déposée par l’élue démocrate pourrait priver Jérusalem de certaines aides militaires américaines.

« Je pouvais m’attendre à ce qu’une membre du Congrès puisse comprendre qu’Israël défend ses citoyens contre le Hamas, qui est classé comme organisation terroriste », a écrit Erdan samedi soir sur Twitter. « Votre amendement ne fait que légitimer davantage les attaques haineuses [du Hamas] contre des civils innocents, ainsi que les mensonges antisémites ».

Ocasio-Cortez explique que cet amendement est consécutif au « bombardement de civils et de centres médiatiques palestiniens », apparemment une référence à une frappe aérienne contre un bâtiment de Gaza City qui hébergeait – entre autres – les bureaux de l’Associated Press et d’al-Jazeera au mois de mai, lors du dernier conflit entre Israël et les groupes terroristes de l’enclave palestinienne.

Pourtant, le bombardement n’avait fait aucun blessé. Tsahal avait donné aux occupants de l’immeuble une heure pour évacuer les lieux. Selon Israël, l’immeuble était utilisé par le Hamas pour essayer de perturber le système de défense. Dôme de fer protège les civils israéliens des attaques à la roquette.

L’amendement pourrait empêcherait le transfert de « kits de queue » JDAM à Israël pour un montant de 735 millions de dollars. Ces systèmes permettent de transformer des bombes non-guidées en missiles de précision GPS.

Mais il est très peu probable que ce texte soit approuvé au vu du fort soutien apporté à l’État juif à la Chambre et au Sénat américains. En réalité, la crainte, c’est qu’il relance le débat sur Israël au Congrès où un nombre croissant de Démocrates commencent à adopter un positionnement plus critique à l’encontre de cet allié de longue date des États-Unis.

L’administration Biden avait fait part de la vente de ces « kits de queue » JDAM en date du 5 mai, cinq jours avant le début des violences à Gaza.

ES