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Procès des attentats novembre 2015: les audiences étaient consacrées à l’appel des nouvelles parties civiles

Le procès des attentats du 13 Novembre, il se poursuivait hier pour la deuxième journée consécutive. Hier les audiences étaient consacrés à l’appel des nouvelles parties civiles, en plus des 1 765 déjà constituées. 

Leur nombre pourrait ainsi dépasser la vertigineuse barre des 2 000. Parmi elles, des proches de victimes et de nombreux blessés physiques ou psychiques au Stade de France, sur les terrasses et au Bataclan. Des clients, du personnel, des secouristes, des pompiers qui se trouvaient dans le camion criblé de balles par les terroristes, ou encore trois membres du groupe Eagles of Death Metal, non présents à l’audience mais représentés par des avocats. Alors qu’ils jouaient dans la salle de concert au moment de l’entrée des jihadistes, ils ne s’étaient pas manifestés auprès de la justice française jusqu’à présent.

Le principal accusé, Salah Abdeslam continue de prendre la parole. La veille le jihadiste multipliait déjà les provocations et les outrances. Il a cette fois pris la parole pour dédouaner trois de ses coaccusés. 

« Ils m’ont rendu des services alors qu’ils ne savaient rien du tout » a-t-il clamé citant Mohammed Amri, Hamza Attou et Ali Oulkali, trois de ses proches à Bruxelles l’ayant aidé lors de sa cavale après les attaques terroristes de Paris.« Ils sont en prison et n’ont rien fait », a ajouté le seul membre encore en vie des commandos ayant frappé la France, avant que son micro ne soit coupé par le président de la cour d’assises spéciale, Jean-Louis Périès, qui a ensuite suspendu l’audience.

Laurence Kahn