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Philippe Laurent sur Radio J: « La confiance dans les pouvoirs locaux et les maires doit être retrouvée »

Ce jeudi matin Philippe Laurent, Maire UDI de Sceaux et candidat à la présidence de l’Association des maires de France, était au micro de Christophe Barbier dans l’émission le Barbier du Matin à 7h45 sur Radio J. Il est revenu sur la difficulté de l’administration française à décentraliser les pouvoirs aux maires. 

Le maire de Sceaux prône un retour à une relation de confiance entre administration centrale et élus locaux. Une confiance qui a fait ses preuves avec la campagne de vaccination massive à laquelle les maires ont été largement associés « la vaccination a été un succès parce que les maires y ont été associés. Ce sont les maires et leurs équipes qui ont mis en place les centres de vaccination, qui ont fourni le personnel et le matériel nécessaire. Les maires ont fait un travail qui est le leur, un travail d’organisation du service de proximité ».

Philippe Laurent estime que le poids des responsabilités qui pèse sur les épaules du chef de l’Etat est bien trop lourd, « notre pays souffre d’une concentration des pouvoirs trop importante. Le quinquennat fait reposer sur le Président de la République toute la responsabilité de tout ce qui va mais aussi de tout ce qui ne va. Cela s’est accentué avec le quinquennat et avec les crises que nous avons traversées ces dernières années. » 

Pourtant l’idéal d’un certain équilibre des pouvoirs semble avoir disparu au fil des années «  la haute administration centrale a pris trop d’ampleur et le président de la République se repose sur elle pour prendre ses décisions et faire ses analyses ». 

Si l’ENA, totem de la Haute fonction publique d’Etat s’apprête à disparaître après l’annonce d’Emmanuel Macron en avril dernier, Philippe Laurent assure que la décentralisation des pouvoirs  française n’est pas seulement un combat politique mais aussi et surtout un combat culturel «je crois qu’Emmanuel Macron a compris de manière intellectuelle que les maires devaient être vus comme un véritable relai, mais il faut encore évoluer sur le plan culturel, que ça devienne un réflexe, alors qu’aujourd’hui c’est un raisonnement ».

Un équilibre des pouvoirs  à retrouver et dont la construction avait été entamée sous Giscard D’Estaing et Mitterand avec des réformes de décentralisation finalement interrompues « la confiance dans les pouvoirs locaux, dans les élus locaux, dans les maires, et dans l’administration locale doit être retrouvée ».

Alexandra Senigou