(Crédit: BGU)

Coopération Université Ben Gourion du Neguev, Ecole Polytechnique Mohammed VI, la chronique de Jean-François Strouf

C’est une information d’une portée extraordinaire : l’Université Ben Gourion du Néguev (BGU) en Israël et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) au Maroc ont entamé des discussions pour collaborer sur des projets de recherche scientifique, en plus des programmes d’échange d’étudiants et de professeurs. Cette collaboration – qui devrait être l’une des premières formelles entre les universités du Maroc et d’Israël – devrait se concentrer sur les questions de durabilité : à savoir l’agriculture, l’eau, l’énergie et la restauration écologique.

La coopération est directement liée à la question de l’environnement puisqu’elle portera sur des sujets brûlants tels que l’avancée des désert, le réchauffement climatique. Cette collaboration – qui devrait être l’une des premières formelles entre les universités du Maroc et d’Israël – devrait se concentrer sur les questions de durabilité : à savoir l’agriculture, l’eau, l’énergie et la restauration écologique.

On trouvait souvent les accords signés entre Israël et les Etats arabes comme étant des partenariats exclusivement gouvernementaux ou entre grandes entreprises. Il s’agit là d’un potentiel de rapprochement entre des enseignants et des étudiants des deux pays.

Deux immenses sociétés chimiques. Le groupe chimique et agricole israélien  ICL qui affiche comme mission : »Nous nous engageons à avoir un impact dans les mondes de l’alimentation, de l’agriculture et des produits industriels, et à faire progresser l’humanité pour un avenir durable »  et l’une des sociétés emblématiques du Maroc, le groupe OCP (anciennement Office chérifien des phosphates), fondé le 7 août 1920 au Maroc et transformé en 2008 en une société anonyme (OCP SA), est le premier exportateur de phosphate brut, d’acide phosphorique et d’engrais phosphatés dans le monde.

Le président de la BGU, le professeur Daniel Chamovitz : « La BGU et l’UM6P ont beaucoup en commun. De leur environnement désertique à leur concentration sur la recherche appliquée et les méthodes d’enseignement innovantes, les deux universités sont bien placées pour collaborer sur des projets en matière de durabilité et de changement climatique. Les deux universités sont engagés à prospérer dans le désert dans un environnement « vert », et tous deux tournés vers l’extérieur – axés sur l’aide à nos régions, nos pays et le monde. » Hicham El Habti, président de l’Université Mohammed VI Polytechnique : « Nous sommes convaincus que le fait de relier les institutions scientifiques et technologiques des deux pays aura un impact majeur sur les populations aux niveaux local et régional. L’UM6P et la BGU considèrent la recherche scientifique comme un élément clé du développement, notamment en matière de durabilité. C’est pourquoi nous avons identifié ce sujet comme la première étape de notre collaboration.

Jean-François Strouf