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Ben & Jerry’s: la colère reste vive en Israël

Deux jours après la décision de la marque Ben and Jerry’s de ne plus vendre ses glaces en Judée-Samarie et Jérusalem est à partir de la fin 2022, la colère est toujours vive en Israël. L’ambassadeur d’Israël aux Nations Unies a envoyé mardi des lettres aux gouverneurs de 35 États américains qui ont adoptés des lois anti-BDS, contre le boycott d’Israël. Gilad Erdan leur demande de de ne pas vendre de produits Ben & Jerry’s et évoque une « décision antisémite qui aura des conséquences ». Plusieurs responsables politiques américains ont déjà pris acte de l’appel lancé par Gilad Erdan et Yair Lapid lundi. Le maire de New York Bill de Blasio a dit qu’il ne mangera plus de crème glacée Ben and Jerry’s.

Mardi soir, Le PDG de Ben & Jerry’s Israël a affirmé qu’il ne voulait et ne pouvait pas appliquer la décision de l’entreprise américaine. Sur la chaîne i24, Avi Zinger a expliqué que d’une part c’était illégal et que la loi israélienne ne permettait pas de faire des discriminations envers les clients. Ensuite, le PDG en Israël de la marque américaine a ajouté que l’usine fabrique en Israël et qu’il ne pouvait pas se permettre de boycotter une partie de la population israélienne. Il a a précisé avoir eu des pressions suite à la dernière opération de onze jours à Gaza en mai pour que Ben & Jerry’s mette fin à son activité en Israël.

Christophe Dard