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Le 20ème anniversaire de la Conférence de Durban en Afrique du Sud aura lieu en Septembre

En 2001, elle a été l’occasion d’un déferlement anti-israélien et antisémite qui a profondément meurtrie et divisée la lutte antiraciste. Le sionisme y avait été assimilé à du racisme et Israël accusé de mener une politique d’apartheid.

Elle avait réuni sous l’égide de l’UNESCO 170 Etats autour de la lutte contre la xénophobie, le racisme et les discriminations. Mais elle s’est transformée en tribunal anti-israélien pour accuser le pays de tous les maux, le président iranien de l’époque, Mahmoud Ahmadinejad avait juré de « rayer Israël de la carte ».

Une déclaration finale contre le racisme est votée, à l’arraché. Cette déclaration est condamnée par l’Australie et le Canada, qui dénoncent l’« hypocrisie » de la conférence qui ne sert pas la résolution du conflit israélo-palestinien mais qui cherche surtout, selon le délégué canadien, « à délégitimer l’État d’Israël et à déshonorer son histoire et la souffrance du peuple juif ».

En marge de cette conférence, une autre a réuni 6 000 ONG avec des débats se focalisant particulièrement sur l’Etat hébreu et très rarement sur d’autres ONG. Elles ont adopté des déclarations pour accuser Israël de génocide, des participants juifs ont aussi été insultés.

Plusieurs ONG ont ensuite dénoncé la teneur de la fameuse déclaration, notamment Amnesty International et Human Right Watch.

Pour l’édition de septembre prochain, la France ne s’est pas encore prononcée sur sa présence. En Europe, la Hongrie a d’ores-et-déjà annoncé qu’elle boycotterait la réunion. C’est aussi le cas du Royaume-Uni, du Canada et des Etats-Unis.