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Le parlement européen demande des sanctions contre des responsables iraniens pour violations des droits de l’homme

Le Parlement européen a adopté mercredi une résolution demandant que des sanctions soient imposées aux responsables du régime iranien pour l’emprisonnement et les exécutions de ressortissants de l’UE. Selon le libellé de la résolution, le Parlement européen a appelé le Conseil européen « à envisager de nouvelles sanctions ciblées, y compris le gel des avoirs des responsables du régime iranien et des entités impliquées dans la détention arbitraire et la condamnation à mort de ressortissants de l’UE, y compris, en cas de maintien en détention du Dr Ahmadreza Djalali, soit en utilisant le régime actuel de sanctions de l’UE en matière de droits de l’homme contre l’Iran, soit le régime mondial de sanctions de l’UE en matière de droits de l’homme (Loi Magnitsky de l’UE) ». L’eurodéputé suédois Charlie Weimers a écrit jeudi sur Twitter : « Ravie que le Parlement européen ait soutenu la demande de @ecrgroup de sanctions contre les responsables du régime iranien. Nous ferons également pression pour que le président Raisi fasse l’objet d’une enquête pour crimes contre l’humanité, notamment meurtre, disparition forcée et torture ».

La résolution note que « le Dr Ahmadreza Djalali, ressortissant suédo-iranien, spécialisé en médecine d’urgence et universitaire à la Vrije Universiteit Brussel en Belgique et à l’Università del Piemonte Orientale en Italie, a été arrêté le 24 avril 2016 par les forces de sécurité iraniennes ; considérant qu’il a été condamné à mort pour de fausses accusations d’espionnage en octobre 2017 à l’issue d’un procès manifestement inéquitable fondé sur des aveux extorqués sous la torture. La résolution exigeait la libération immédiate de Djalali.

Gabriel Attal