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Le jardin botanique de Jérusalem, la chronique de Jean-François Strouf

Dans sa chronique à 7h20 ce jeudi matin, Jean-François Strouf, directeur Adjoint de l’Espace Culturel et Universitaire Juif d’Europe (ECUJE) et président de JudaïQual – Réparons Le Monde est revenu dans le Morning d’Ilana Ferhadian sur Radio J, sur le jardin botanique de Jérusalem et les nombreuses plantes qu’il renferme.

Le jardin botanique « Gan Habotani » de Jérusalem est un joyau au cœur de Jérusalem. Il sert de centre d’éducation, d’apprentissage et de recherche, abrite une collection diversifiée de plantes du monde entier qui sont exposées géographiquement et est une destination pour le tourisme, les loisirs et les événements culturels. Avec environ 30 acres, les jardins botaniques de Jérusalem sont les plus grands d’Israël. Plus de 6 000 espèces et variétés de plantes du monde entier – la plus grande collection de plantes vivantes d’Israël – sont représentées dans 6 sections phyto-géographiques – Afrique australe, Europe, Amérique du Nord, Australie, Asie du Sud-Est et du Centre et Méditerranée. Les sections simulent les paysages de ces zones et il y a toujours quelque chose qui fleurit au Jardin Botanique de Jérusalem.

Un  jardin botanique n’est pas un simple square destiné à créer un espace vert et un peu de fraîcheur dans la chaleur de l’été. Celui de Jérusalem travaille à la protection des espèces menacées et à l’élaboration de la politique publique en matière de conservation. Les chercheurs du JBG étudient ces plantes et les propagent pour la conservation, tout en maintenant des relations de travail avec les centres d’excellence botanique en Israël et à l’étranger. Son action s’inscrit dans un réseau constitué avec ses homologues au travers de la planète.

Le jardin botanique maintient de nombreuses plantes de valeur esthétique, botanique et agricole. C’est aussi un jardin sanctuaire pour plus de 300 espèces de plantes en danger en Israël. Ceux-ci sont cultivés pour la conservation, la présentation, l’enseignement et même le retour dans la nature. Par exemple, Salvia bracteata et Campanule peregrina (Campanula peregrina) ont été sauvés après leur extinction à l’état sauvage en Israël. En plus de la collection vivante, le JBG dispose d’une grande collection de graines qui est utilisée pour la propagation des plantes dans les jardins et pour la distribution dans d’autres jardins botaniques à travers le monde, ainsi que dans les jardins sanctuaires et dans la nature. Les sections des jardins servent de terrains d’acclimatation contrôlés pour de nombreuses plantes qui sont ensuite distribuées pour l’agriculture, la foresterie et l’horticulture.

Au JBG, on étend les frontières de la connaissance scientifique, forme des jardiniers professionnels et éduque les enfants et les adultes sur les plantes du monde et de la Méditerranée en particulier. C’est une exposition à la richesse et à la valeur des plantes et à leur rôle dans le développement physique et culturel de l’humanité, en tant que condition préalable à l’amour des plantes et à leur inspiration pour l’excellence horticole et la protection de l’environnement. Les visiteurs individuels, les familles et les groupes de tous âges apprennent le sens de la nature grâce à des visites guidées indépendantes et profitent d’activités récréatives et d’événements culturels axés sur des thèmes botaniques et artistiques qui se déroulent dans les jardins toute l’année. Le JBG gère un centre d’apprentissage avec une variété de cours pour le grand public, les étudiants et les professionnels.

Chaque mois, le jardin présente une plante phare et ce mois-ci c’est l’artichaut (« artishoke » en anglais et en hébreu).

On peut participer à la conservation d’espèces sauvages de fleurs en achetant les graines au jardin botanique et cette campagne est à la mémoire de Nehama Rivlin (Zal) qui était l’épouse de Reuven Rivlin qui quitte ses fonctions de président d’Israël le 13 juillet prochain. Nehama était entre autre une fervente amie du Jardin botanique de Jérusalem.

Jean-François Strouf