(Crédit: Chaim Tzach/GPO)

Le bilan des 15 ans au pouvoir de Benjamin Netanyahou

C’est une page qui se tourne en Israël. En effet, après quinze ans cumulés au pouvoir, Benjamin Netanyahou n’est plus Premier ministre. Pour le remplacer, c’est le leader du parti de la droite nationaliste Yamina, Naftali Bennett, qui a été élu. Quel bilan faire des quinze années de Benjamin Netanyahou ? 

Sur le plan intérieur, c’est un bilan particulièrement mitigé. Tout d’abord, du côté positif, on note une grande réussite dans sa rapidité d’action et de lutte contre le coronavirus. En effet, Israël a pu déconfiner avant l’Europe et l’Amérique. Par ailleurs, il s’agit aujourd’hui d’un État puissant, et ce beaucoup plus qu’avant Benjamin Netanyahou. Durant ces dernières années, on note une croissance relativement solide de l’économie, une faiblesse du chômage ainsi qu’un calme relatif sur le plan sanitaire. Des mesures comme l’augmentation des allocations aux handicapés, la réduction des prix des transports ou encore l’augmentation du salaire minimum ont ainsi pu être mises en place. Benjamin Netanyahou a aussi été très productif concernant le dossier des implantations. Il n’a effectivement pas hésité à multiplier les constructions israéliennes et surtout à étendre la souveraineté juive dans la région. L’ancien Premier ministre a aussi renforcé la coopération avec l’organisation sioniste mondiale et a fait construire de nouveaux foyers. Sur le plan diplomatique, c’est également un bilan particulièrement positif (Accords d’Abraham notamment). 

Mais, tout n’a pas été positif durant les années Benjamin Netanyahou. Certaines mesures, comme la création de la loi Etat-nation, sont effectivement contestées. D’un point de vue culturel, le bilan est lui aussi contesté. Entre peur et auto-censure, les artistes et institutions culturelles oseraient de moins en moins réaliser des œuvres contestataires. Les relations avec les médias étaient aussi complexes. Benjamin Netanyahou a finalement fait l’objet d’accusations de fraude, d’abus de confiance, d’escroquerie ou encore de corruption.

Cécile Breton