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Alexandra Del Valle sur Radio J: « Il y a une volonté de plaire à un électorat de gauche »

Le géopolitologue, auteur du livre « Le projet: la stratégie de conquête et d’infiltration des frères musulmans en France et dans le monde », co-écrit avec Emmanuel Razavi, aux éditions l’Artilleur, Alexandre Del Valle, était l’invité d’Ilana Ferhadian dans le Grand Journal de Radio J ce mardi après-midi. Il est revenu sur le récent conflit armé entre Israël et le Hamas et les propos du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian sur le risque d’apartheid dans l’Etat hébreu. « Je pense qu’il y a une volonté de plaire à un électorat de gauche qu’Emmanuel Macron ne veut pas perdre parce qu’il est accusé d’avoir trop de gens de droite au niveau le plus régalien alors que son parti a aussi beaucoup de gens de gauche dans les niveaux plus intras. Il y a également une volonté de plaire à une communauté musulmane qui à mon avis est exagérément considérée comme un bloc pro-palestinien. Je pense que ce sont deux erreurs car beaucoup de Musulmans en France, qui ne sont pas forcément arabophones, ne sont pas tous fascinés par la cause palestinienne. Tous ne s’identifient pas à la Palestine. En fait, l’identification à la Palestine dans le sens d’un palestinisime de combat c’est surtout l’extrême gauche et l’islamisme radical puisque le nationalisme arabe n’a plus beaucoup d’influence », a déclaré Alexandre Del Valle. « C’est une véritable mode depuis 15 ans de faire du De Gaulle mais en moins brillant », a ajouté le géopolitologue.

Sur le traitement médiatique du dernier conflit en Italie par rapport à la France, Del Valle a mis en avant le fait que les médias aient bien précisé que si des civils ont été tués à Gaza c’est parce que les terroristes du Hamas ont décidé de les kidnapper et s’en servir comme bouclier humain « alors que tous les services de police et militaire israéliens font tout pour avertir les gens pour à chaque fois démolir l’édifice où les terroristes se cachent. En Italie cela a été systématiquement dit », a expliqué le géopolitologue.

Gabriel Attal