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Yaïr Lapid: « Je ne sais pas si nous formerons un gouvernement ou pas » avant la fin du mandat

Le chef du parti Yesh Atid, Yaïr Lapid, a admis ce vendredi qu’en dépit de sa rencontre de la veille avec le dirigeant de Yamina, Naftali Bennett, il ne savait pas s’il réussirait à former une coalition au moment où son mandat expirera mercredi soir. « Je ne sais pas si nous formerons un gouvernement ou non », a écrit Lapid sur Facebook. « Nous ne négligeons rien, faisons tout ce que nous pouvons, mais cela ne dépend pas seulement de nous. » « Même si Yesh Atid avait 40 sièges, même si Netanyahou n’était pas là, ce serait toujours le gouvernement dont nous avons besoin », a ajouté l’ancien ministre des Finances. « C’est le gouvernement dont le peuple d’Israël a besoin et dont l’État d’Israël a besoin, nous en avons besoin comme l’air pour respirer. » 

« J’ai des réserves, bien sûr, y compris le nombre de ministres qu’il semble que nous aurons, et les questions que nous avons décidé de ne pas aborder la première ou les deux premières années jusqu’à ce que nous puissions apporter une certaine stabilité », a détaillé Lapid. « Mais malgré toutes les options, c’est celle que je choisirais. Je la choisirais parce que nous avons besoin d’un gouvernement réunissant religieux et laïc, où la gauche et la droite se combinent avec un grand bloc national libéral centriste, où juifs et arabes qui pensent et disent haut et fort qu’ils croient en la coexistence, en vivant ici ensemble et en l’état de droit s’assoient ensemble. »

Aux partisans de Netanyahou, Lapid a écrit qu’il était important de se rappeler que dans une démocratie vivante, parfois, le leadership change. « Le compromis n’est pas un gros mot mais la base d’une existence partagée », a-t-il écrit. « Les gens qui pensent différemment de nous ne sont pas des ennemis et ne veulent pas nous nuire (et ils seront les premiers à se tenir à nos côtés contre nos vrais ennemis – Hamas, Hezbollah, Iran). Si nous formons cela gouvernement puis dans six mois, il y aura des gens qui seront surpris de découvrir que cela n’a pas rendu Israël moins juif ou moins sioniste, cela a simplement réduit le niveau de violence et de colère, provoqué la croissance et la prospérité et nous a rappelé que nous sommes mieux que ce que nous avons maintenant. »

Gabriel Attal