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La mauvaise foi des médias et de la communauté internationale, la chronique d’Oudy Bloch

A en croire la propagande palestinienne reprise par de nombreux médias sans trop de vérification, Israël aurait, une fois de plus, allumé la mèche de la poudrière, en expulsant des résidents de l’est de Jérusalem et en empêchant les élections palestiniennes de se tenir. Revoyons la scène au ralenti. Élu président de l’Autorité Palestinienne en 2005 pour quatre ans, Mahmoud Abbas s’est maintenu au pouvoir en annulant tous les scrutins successifs. Mais arrive 2021 et cette fois-ci les élections présidentielles s’organisent. De peur de les perdre, il refuse qu’elles se tiennent tant que des bureaux de vote ne seraient pas déployés à l’est de Jérusalem Mahmoud Abbas sait, bien sûr, que Jérusalem étant réunifiée depuis 1967, Israël n’organisera pas les élections palestiniennes sur son territoire. Mais cela lui permet d’en imposer le report et d’en faire peser la responsabilité sur Israël à bon compte. Personne n’est dupe de cette tartufferie sauf – peut-être – la communauté internationale toujours encline à pointer du doigt l’État hébreu. Cette nouvelle accusation est d’autant plus grotesque que les Palestiniens pouvaient parfaitement organiser les élections via le vote électronique, dans des villes palestiniennes voisines de Jérusalem ou encore dans les bureaux d’organisations internationales. Mais pour Mahmoud Abbas tout est bon pour rester au pouvoir.

Parallèlement, la propagande palestinienne, formidable fabrique à fake news, s’emploie à faire croire qu’Israël expulse par la force et de façon illégitime des résidents palestiniens du quartier de Sheikh Jarrah, Shimon Hatsadik à l’est de Jérusalem. Elle oublie de dire que ces résidents d’une part, occupaient les maisons sans droit ni titre depuis 1948, date à laquelle les propriétaires juifs en avaient été chassés par les jordaniens, et d’autre part refusaient de verser tout loyer en dépit d’un accord signé entre les Parties en 1982. Près de 40 ans plus tard, la procédure arrive enfin à son terme, la Cour Suprême devant se prononcer sur le litige. En cas de confirmation des procédures antérieures, toutes perdues par les occupants actuels, ceux-ci devraient quitter les lieux définitivement. Rien de plus normal si on y réfléchit quelques instants. Seulement voilà, l’agitation savamment orchestrée par les activistes palestiniens, a donné lieu à des manifestations qui ont tôt fait de se transformer en émeutes puis en lynchages de Juifs quand l’occasion se présentait. 

Pour ne pas être en reste, le Hamas déclenche en même temps la plus importante campagne de tirs de missiles sur Israël depuis l’été 2014, tirant plus de 3 300 roquettes sur les civils israéliens en sept jours, soit une roquette toutes les trois minutes, 24h/24, sans compter les tirs de mortiers, les drones et les ballons incendiaires. L’objectif n’est évidemment pas de défendre les résidents de Sheikh Jarrah mais de fragiliser plus encore le Fatah de Mahmoud Abbas et, anticipant la riposte israélienne, d’espérer remettre en cause la normalisation avec les pays arabes dans le cadre des accords d’Abraham. La suite est classique : avant même qu’Israël ne réagisse, la communauté internationale exige une réponse proportionnée, en condamnant, tout de même mais de mauvaise grâce, les tirs incessants de missiles de Gaza sur Israël. 

Les médias, pour la plupart et pour ne pas changer, vont quant à eux s’abreuver au point presse du Hamas et contribuent à déverser un poison dans ces esprits fragiles ou idéologisés qui manifestent ensuite leur haine dans la rue ou sur internet. Mais ils ne disent pas ces médias que le 13 mai dernier, en dépit des 1000 roquettes déjà tirées sur Israël et des scènes de pogroms anti-israéliens dans plusieurs villes à forte population arabe, ils ne disent pas qu’Israël a autorisé Jusqu’à 100 000 fidèles musulmans à se rassembler sur le Mont du Temple pour les prières de l’Aïd al-Fitr. Ils ne disent pas que plus de 400 roquettes du Hamas sont retombées à l’intérieur de Gaza tuant plusieurs dizaines de personnes dont de nombreux enfants. Ils ne disent pas que le Hamas installe ses centres de commande dans les immeubles civils, que les roquettes sont tirées à partir de cours d’écoles et d’hôpitaux, et que la population, prise en otage par ces terroristes, leur sert de boucliers humains. Ils ne disent pas que l’armée israélienne prévient les Gazaouis avant de bombarder les centres opérationnels du Hamas pour éviter le plus possible les victimes civiles Ils ne disent pas que les centaines de millions d’euros versés chaque année par la communauté internationale sont confisqués par le Hamas pour acheter des armes, des missiles, construire des tunnels offensifs pour attaquer Israël, et non pour les besoins de la population palestinienne. Ils ne disent pas qu’Israël soigne les enfants palestiniens de Gaza et de Judée-Samarie, même la petite-fille et la fille d’Ismaël Haniyeh, chef du Hamas, tout comme la femme de Mahmoud Abbas ou Saëb Erekat, secrétaire général de l’OLP. Ils ne disent pas qu’Israël a vacciné plus de 100 000 palestiniens contre la Covid alors que les accords d’Oslo prévoient que la santé serait gérée par l’Autorité Palestinienne (AP).

Alors où sont-ils donc ces manifestants solidaires des arabes opprimés quand la guerre fait 230 000 morts au Yémen et 390 000 victimes en Syrie, dont de nombreux palestiniens du camp de Yarmouk près de Damas ? Où sont-ils quand des musulmans sont assassinés au Soudan, en Afghanistan, en Birmanie, en Chine ? Ils ne sont nulle part. Parce qu’ils ne manifestent pas pour les Palestiniens mais contre Israël, pétris de haine et d’antisémitisme, en agressant des juifs en pleine rue aux États-Unis, en criant « Juifs de merde » en Allemagne, en criant « mort aux Juifs » en France, illustration supplémentaire, répétons-le, que l’antisionisme n’est rien d’autre que de l’antisémitisme.