La Radio Juive

Moshé Sadia sur Radio J: « Heureusement, nous avons un petit peu cette expérience »

(Crédit: sauveteurs sans frontières)

Ce mardi matin, à 7h10, dans le Morning d’Ilana Ferhadian sur Radio J, Moshé Sadia, officier de réserve de Tsahal, et urgentiste de « Sauveteurs sans frontières » est venu témoigner de la situation tendue en Israël. 

Moshé Sadia rappelle que les Israéliens sont certes très angoissés, mais « malheureusement et heureusement, nous avons un petit peu cette expérience ». Celle-ci permet aux Israéliens de savoir comment agir lorsque la sirène retentit par exemple. Cette situation de crise fait écho à celle de « Tsouk Eitan » (« Opération bordure protectrice » en août 2014) notamment et pour Moshé Sadia « ce sont des moments que nous avons déjà vécus, ça nous ramène en arrière ».

Avec l’organisation « Sauveteurs sans frontières », Moshé Sadia explique qu’environ 600 bénévoles « sont dispatchés un peu partout dans le pays », surtout dans les endroits à hauts risques. Il met l’accent sur les nombreux blessés atteints pas seulement physiquement, mais aussi psychiquement. Beaucoup sont dans la crainte de rester chez eux, ont peur que des explosions viennent détruire leurs maisons ou blesser leurs familles. Il pense notamment aux personnes âgées, isolées. « Ces personnes, il faut savoir s’en occuper : c’est aussi notre travail ». 

Moshé Sadia, accuse le gouvernement de ne pas faire son travail jusqu’au bout: « Je pense qu’il faudrait que quelqu’un prenne une décision comme il faut, pour pouvoir attaquer comme il faut. » Dans la classe politique israélienne, il y a eu de vives réactions. Benyamin Netanyahou parle de « ligne rouge » et affirme que ce conflit va encore durer longtemps, comme le pense également Moshé Sadia.

Ce dernier conclut qu’il a été éduqué, que ce soit à l’armée ou dans la religion, selon le principe:  « On n’a pas le droit de se faire taper dessus et pour éviter il faut attaquer. » La démocratie en Israël semble marcher, avec notamment des partis arabes dans le gouvernement, mais selon Moshé Sadia, « ce n’est pas ce que le peuple arabe demande » et c’est la raison pour laquelle « il n’y a pas vraiment de solution ». 

Lucie Claudon

LE 11-05-21 - 15:45