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Commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Sarah Halimi, la chronique de Meyer Habib

Dans sa chronique ce lundi à 7h20, Meyer Habib, député de la 8e circonscription des Français de l’étranger et Président de la Commission des Affaires étrangères, dans le Morning au micro d’Ilana Ferhadian sur Radio J, est revenu sur les dysfonctionnements dans l’affaire Sarah Halimi et la proposition de réédition de « Mein Kampf » chez Fayard.

Alors que la justice confirmait en avril dernier l’irresponsabilité pénale de Kobili Traoré, Emmanuel Macron souhaite revoir la responsabilité pénale en cas de consommation de stupéfiants. Des parlementaires demandent à présent une enquête. Meyer Habib,  député de la 8e circonscription des Français de l’étranger et Président de la Commission des Affaires étrangères, a demandé à l’Assemblée nationale la création d’une  commission d’enquête parlementaire. « C’est le moyen en France d’avoir une lumière sur ce drame ». 

Pourquoi les neufs policiers présents au moment des faits ne sont-ils pas intervenus  ? Pourquoi la juge d’instruction a-t-elle refusé la reconstitution des faits ? Pourquoi a-t-elle également refusé de recevoir les avocats des victimes ? Pourquoi le téléphone de Kobili Traoré n’a-t-il pas été investigué ? 

Cette demande, faite avec sa collègue Constance Le Grip, a pour but de tenter de répondre à ces questions.  Pour le moment, près de 60 % des députés ont co-signé la demande. Une grande majorité de députés UDI, beaucoup de Républicains, quelques-uns du Modem, ainsi que des non-inscrits comme Mme Ménard ou encore Marine Le Pen. Selon Meyer Habib, très peu de députés socialistes et communistes ont co-signé, pour le moment. « Je m’attends à encore avoir des centaines de députés de tous bords, absolument transpartisans pour faire honneur à notre pays. (…) Je vais tout faire pour que ça aboutisse ». 

Meyer Habib a réagi à un autre sujet au cours de sa chronique: la réédition de « Mein Kampf ». Le groupe va être auditionné dans deux semaines par l’Assemblée et cette nouvelle suscite l’incompréhension et l’indignation de Meyer Habib. « Je ne vois pas pourquoi on devrait redonner matière à l’objet de l’incarnation du plus grand génocide jamais connu. C’est une injure aux victimes du nazisme. C’est une gifle aux derniers survivants de la Shoah, qui sont en train de disparaître ». Aux arguments qui porteraient sur la valeur pédagogique de cette réédition, sur le peu de personnes qui s’y intéressaient, Meyer Habib répond : « Je ne m’y résous pas : le symbole est là. Mein Kampf est la bible des antisémites. »

Lucie Claudon