Crédit:Brigade Juive sur Facebook

INFO RADIO J. Un tag pour Sarah Halimi devant la Cour de Cassation à Paris

Le 14 avril dernier, la Cour de cassation confirmait l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, tout en entérinant le caractère antisémite du crime. En avril 2017 pourtant, aux cris d’ « Allah Akbar », Kobili Traoré battait à mort et défenestrait Sarah, juive orthodoxe de 65 ans, Rue de Vaucouleurs dans le 11ème arrondissement de Paris. 

Depuis la décision de la cour de Cassation, l’indignation est de mise, jusqu’au sommet de l’Etat. Dimanche 25 avril dernier, ce sont 25 000 personnes à travers toute la France qui ont manifesté leur incompréhension et leur mécontentement. Dans la foulée, Emmanuel Macron demandait à son ministre de la Justice une modification de la loi,  texte qui devrait être proposé à la fin du mois de mai.

En attendant, face à l’absence de jugement, les groupes de défense juifs s’organisent. Ce mercredi 5 mai 2021, à l’aube, la Brigade Juive, organisation d’auto-défense du peuple juif s’est rendue devant la Cour de cassation de Paris, sur les Quais de Seine, pour taguer un imposant visage de Sarah Halimi. Ce qu’expliquait ce matin David, membre du groupe, au micro d’Ilana Ferhadian dans le Morning de Radio J.

La Brigade Juive est connue pour ses actions de « scalp », une référence au film Inglourious Basterds de Quentin Tarantino. L’objectif de l’organisation : traquer et démasquer les antisémites néo-nazis ou islamistes qui sévissent sur le web, et les mettre face à leurs responsabilités. Ainsi, ces dernières années sur les réseaux sociaux, bon nombre de « scalpés » ont été affichés au grand jour, les salariés antisémites étant par exemple dénoncés à leurs employeurs, et très souvent licenciés. Une méthode peu conventionnelle, mais pour le moins dissuasive. Avis aux antisémites…

Ilana Ferhadian