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Tragédie de Meron : pour Jacques Benillouche, « La sécurité incombe à l’État »

Lundi 3 mai à 7h45 sur Radio J, Jacques Benillouche était l’invité d’Ilana Ferhadian. Le journaliste israélien est revenu sur le drame de Méron, au lendemain de la journée de deuil national. Aujourd’hui, l’heure est aux questionnements et à l’enquête pour mettre en lumière les causes de ce tragique événement ayant provoqué 45 morts. 

Suite à la catastrophe survenue à Méron, beaucoup d’Israéliens s’interrogent sur la responsabilité des autorités. Jacques Benillouche lui, pense qu’une « commission d’enquête ne sert à rien« , « toutes les responsabilités ont été vues à la télévision« . En plus du lieu de rassemblement, pas adéquat pour accueillir autant de monde, le journaliste israélien confie à Radio J, que « les faits sont avérés« . Dans un premier temps, « le ministère du transport a payé l’arrivée de 630 bus, équivalent à 390 000 personnes. On ne peut pas dire que le gouvernement n’était pas au courant« . De plus, la veille des évènements, la police avait mis en garde les autorités supérieures en exprimant le fait « qu’ils ne pourraient pas gérer ce flux de personnes« . Jacques Benillouche est également revenu sur la situation sanitaire, exprimant les souhaits du ministère de la Santé israélien. En effet, ce dernier voulait « interdire, aux gens qui ne sont pas vaccinés, l’entrée de Méron ». Finalement, cette idée n’a pas été plus loin, pour éviter que le gouvernement « se mette à mal avec les orthodoxes« .

Intégré dans une vingtaine d’associations dirigés par des chefs religieux, « les orthodoxes participent au gouvernement de Netanyahou ». Jacques Benillouche déclarait ce matin sur Radio J qu’empêcher l’accès au rassemblement pour les personnes non vaccinées pourrait être un frein, à un moment où le Premier ministre cherche à mettre en place une nouvelle coalition. « Pour des raisons politiques, la situation sanitaire est bradée« , affirme le journaliste israélien. Mais en plus de la responsabilité du gouvernement, c’est la responsabilité de la Cours suprême qui est mise en cause. Même si le lieu de Méron est un lieu privé, « on ne peut pas y faire ce qu’on veut ». « La sécurité d’un lieu privé est quand même du domaine de l’État » et la Cour suprême intervient dans les décisions juridiques concernant la tragédie. Le gouvernement aurait dû « imposer des règles sécuritaires« .

Marie Simandoux